La phytothérapie pour soutenir son cycle

Sachez qu’il est possible de soutenir les différentes phases du Cycle Menstruel féminin en buvant de la tisane (oui oui, c’est possible).

Je sais que beaucoup de femmes réglées sont dans le même cas que moi, pendant des années je me suis trouvée à la merci de mon cycle menstruel. Il commandait pour moi des émotions et des réactions que je n’avais pas du tout envie de ressentir et d’avoir, mes règles étaient longues, douloureuses et très abondantes, et je subissais vraiment la vie à l’approche de mes règles.

Pour moi, cette condition étant « normale », je refusais donc de la traiter de manière allopathique. En effet, il y a des moyens de le faire, en changeant de contraception (une pillule ou un stérilet hormonal permet de changer beaucoup de choses par rapport à un stérilet au cuivre, par exemple); ou encore en prenant des médicaments contre les maux de tête, contre les maux de ventre, contre l’anxiété, j’en passe et des meilleures.

Bref, les règles et le cycle sont une condition naturelle, je ne veux pas aller contre ma condition naturelle d’autant plus qu’elle se répète chaque mois. Honnêtement prendre un médicament par jour, juste parce que je suis une femme, est un principe qui ne me plait pas du tout.

Je me suis donc intéressée aux plantes qui pourraient autant soutenir les humeurs que l’incomfort physique, tout en faisant de la prévention globale. Prendre un cachet contre le mal de tête est traiter un symptôme. Alors que s’assurer qu’on a l’hydratation, le sommeil et le calme nécessaire pour ne pas avoir mal à la tête me paraît bien plus sain.

Comme expliqué dans mon article sur le cycle, celui-ci est régi par 4 phases différentes, pendant lesquelles le corps a un fonctionnement et donc logiquement, des besoins différents. Je suis donc partie de ce principe pour me formuler des tisanes et décoctions afin de soutenir ces phases. Ceci sont mes tisanes, correspondant à mes besoins mais aussi à ma condition (par exmple, je ne suis pas enceinte et n’essaie pas de concevoir, certaines de ces plantes comme la sauge sont déconseillées dans ces moments). De manière générale, parlez à vôtre médecin avant de prendre quelque plante que ce soit.


La Phase I – Menstruelle ou phase de purge

Phytothérapie tisane menstruelle / cycle syncing menstrual herbal tea

Lorsqu’on a ses règles on perd du sang (captain Obvious). Du coup, on est plus sujettes à faire de l’anémie. On a des crampes utérines, qu’elles soient douloureuses ou non. On peut aussi avoir des maux de tête, des migraines, être anxieuse.

Pour réguler le flux:

  • L’achilée Millefeuille régule le cycle menstruel, réduit les saignements et abaisse la pression sanguine.
  • L’ortie est astreingente, et réduit donc le flux menstruel. Bonus, elle est aussi blindée de fer et très bénéfique en prévention de l’anémie.
  • Le soucis regularise aussi le cycle en stimulant la production d’oestrogènes. En bonus, il soulage les douleurs de règles.
  • Lorsque les règles sont très abondantes, la rhémania est antihémorragique en plus d’être anti-inflammatoire.

Si les règles sont en retard:

  • Le buchu est un stimulant utérin et peut donc provoquer les règles (attentions femmes enceintes). Il permet en outre de lutter contre les Candida Albicans responsables de cystites.
  • La canelle normalise le flux de règle en soutenant la stabilisation des oestrogènes. De plus, elle soulage les douleurs de règles. Elle est bien souvent utilisée de pair avec le corydalle, qui est antispasmodique et soulage les douleurs.

Pour réduire les crampes:

  • l’ Igname réduit les douleurs ovariennes et menstruelles, et soulage ainsi les crampes.
  • La camomille est relaxante et décontractante et a un effet anti spasmodique, en ce sens elle réduit les crampes. Elle favorise aussi le sommeil.
  • Le safran est aussi anti spasmodique et soulage des douleurs. Il a aussi un effet antidépresseur léger, ce qui peut grandement aider.
  • Le viorne orbier s’utilise beaucoup avec la lobélie, et a un effet contre les crampes notemment dans le dos et les douleurs menstruelles.

Pour réduire le stress et les insomnies:

  • Le basilic sacré est anti spasmodique, tonique, soulage les douleurs mais aussi le stress.
  • La passiflore est un sédatif léger et donc, lutte contre les insomnies. Elle est antalgique et antispasmodique, et aide quand on a des douleurs dorsales.
  • La sauge rouge est sédative et a un effet bénéfique sur les nerfs et contre les angoisses. Elle aide aussi contre les douleurs de règles. Elle peut provoquer les règles, si celles-ci sont en retard (attention femmes enceintes).

Parce que c’est une phase de purge, j’ajoute:

  • Le thym, qui est en plus de décontractant musculaire, dépuratif et vermifuge.
  • L’ail, qui est antifongique et anti parasite. Son action renforce le système immunitaire.

En définitive, lorsque j’ai mes règles, voici ce que je fais de toutes ces plantes et comment je les inscris dans ma routine:

J’ajoute une gousse d’ail écrasée au moins une fois par jour dans mon repas, et je n’hésite pas sur le basilic. Je préfère d’ailleurs manger plus de légumes cuits, de soupes chaudes et de légumineuses entières car c’est plus nourrissant et ça m’évite de grignoter de trop.

Si mes règles sont vraiment trop abondantes, je peux préparer un vin de rhémania en faisant bouillir 15g de racine de rhémania dans 500ml de vin rouge, pendant 20min. J’en prends alors 100ml / jour.

Le soir ou dans la journée lorsque j’ai envie de grignoter, je me fais une tisane de millefeuille, ortie, igname, thym, camomille, safran, canelle et passiflore à laquelle j’ajoute une vingtaine de gouttes de teinture-mère de soucis.


La Phase II – Folliculaire ou phase de Renouveau

Phytothérapie tisane phase folliculaire  / cycle syncing follicular herbal tea

Cette phase est pour moi un renouveau, ou je refais le plein de fer mais aussi je détoxifie mon organisme et je soutiens ses différentes fonctions comme la flore intestinale ou le foie. En effet, en général je me sens bien, et j’en profite pour faire de la prévention globale. Je me remets aussi de la phase précédente donc je mise sur des plantes adaptogènes.

En soutien du système immunitaire:

  • L’échinacée est immuno-stimulante et permet de remédier aux problèmes de peau comme l’acnée.

En soutien de la flore vaginale:

  • Le galanga est réchauffant. Il stimule l’appareil digestif et est antifongique, permettant de restaurer la flore vaginale.

En soutien de la flore intestinale:

  • Le psyllium purifie et détoxifie les intestins
  • Le céleri nettoie l’organisme, élimine les toxine et notemment désinfecte la vessie.
  • L’hammamélis permet la cicatrisation en externe et tonifie l’intestin en interne.

En soutien du foie:

  • Le citron est préventif et agit en détox sur le foie.
  • le ginseng est adaptogène. C’est un tonique revitalisant pour le système immunitaire et le foie.
  • la cardamome protège le foie et est stimulante.
  • Le lyciet protège le foie, est tonique et neuroprotecteur.
  • le buplèvre améliore la condition du foie et l’irrigation des capillaires. Il se prend en décoction avec la réglisse.

En soutien pour la peau, les cheveux

  • le romarin est réchauffant. Il est tonique, stimule le flux sanguin dans l’organisme et encourage la pousse et santé des cheveux. Il accélère la convalescence après une période de stress.
  • la bardane est purifiante, détoxifie le foie et la peau et permet l’élimination des métaux lourds. on l’utilise en général avec le pissenlit en décoction.

Pour refaire les réserves de fer:

  • La gentiane est un fortifiant du système digestif et limite les carences en fer

Je démarre la phase de renouveau avec un grand verre dans lequelle je laisser poser une grande cuillère (20g environ) de graines de psyllium avec 200ml d’eau pendant une demi journée, puis je bois le tout le soir.

Le matin, je peux me faire un jus de carotte / céleri (quand je n’ai pas la flemme). En général je prends aussi pendant 1 semaine des ampoules de ginseng en cure.

Du point de vue alimentation, je mange plus de salades et de cru, ainsi que de fruits frais lorsque c’est possible.

Dans la journée et surtout le soir, je me fais une tisane avec de l’échinacée, du galanga, du zeste de citron, de baies de lyciet séchées, cardamome, romarin, bardane et hamamélis.


Phase III – Ovulation ou phase de Stimulation

Phytothérapie tisane ovulation et fertilité / cycle syncing ovulation and fertility herbal tea

En phase III je suis partie du principe que le corps va puiser dans ses ressources – même si on ne le ressent pas, qu’il va ensuite devoir reconstruire dans les deux phases suivantes. Donc, je mise sur des plantes toniques, stimulantes et qui augmentent la fertilité afin de soutenir le corps dans son besoin de stimulation et de fertilité.

  • Le clou de girofle est stimulant physique et psychique.
  • Le safran est un tonique sexuel
  • la muscade et l’avocat sont aphrodisiaques
  • La renouée à fleurs multiples est tonique et améliore la fertilité
  • L’orpin rose est tonique et soutien aussi la fertilité.

Je mange de l’avocat le soir, j’adore ça donc savoir qu’il contribue à soutenir mon petit bien-être me fait très plaisir. Je me fais aussi une décoction de girofle, safran, muscade et orpin rose, avec très peu de girofle et de safran/muscade car c’est très fort en goût. Il s’agit de mettre une cuillère à café du mélange dans une casserole avec l’équivalente de deux tasses en eau, puis de laisser bouillir jusqu’à réduction. La décoction est violette, c’est vraiment très rigolo.


Phase IV – PLS et Prévention

Phytothérapie tisane syndrome pre-menstruel / cycle syncing PMS pre-menstrual syndrome herbal tea

La phase IV bien souvent pour moi est une phase ou je subis la vie. Rétention d’eau, sueur froides, troubles de l’humeur, tristesse sans fondement et angoisses sont mes meilleurs amis, pendant que ma libido se fait la malle au soleil. Pour éviter 10 jours de Position Latérale de Sécurité, mais aussi en prévention de manière générale avant les règles, voici les plantes qui peuvent soutenir.

En relai aux oestrogènes:

  • l’actée à grappe a des propriétés oestrogéniques, et préviens les bouffées de chaleur et l’asthénie. on l’utilise parfois avec le millepertuis, mais attention à celui-là: il est bien pour une dépression modérée même s’il ne fait effet qu’après 3 semaines de prise, mais il est aussi photosensibilisant et empêche l’action de certains médicaments. Je ne le conseille pas sauf avis médical.
  • Le houblon est aussi un relai aux oestrogènes et légèrement sédatif, il relaxe les muscles lisses notemment ceux de l’endomètre.
  • Le lin en plus d’être anticancéreux, permet la régénération d’oestrogènes.
  • La verveine a aussi une action bénéfique sur les oestrogènes et la progéstérone, en plus d’être un antidépresseur léger et d’agir contre les migraines liées aux règles en prévention.

Si stress ou anxiété:

  • Le safran est un antidépresseur léger
  • La damiana aussi, en plus d’être un tonique du système nerveux et aphrodisiaque, elle régule les règles et fortifie les organes génitaux
  • La sauge régularise le flux sanguin et le cycle tout en réduisant les bouffées de chaleur. Elle est relaxante et calmante
  • Le conodopsis permet de lutter contre l’anxiété et le stress. Il revitalise l’organisme et rééquilibre le métabolisme
  • La valériane, à prendre plutôt le soir car elle fait dormir, aide à lutter contre les insomnies, le stress et l’anxiété. C’est un décontractant musculaire.

Pour lutter contre le syndrôme pré-menstruel (SPM) et la baisse de libido:

  • L’angélique est réchauffante, et favorise la fécondation. Elle régularise les contractions utérines et préviens l’anémie (en prévention des règles), mais elle fluidifie aussi le sang donc à éviter pendant les règles. Elle s’utilise avec l’astragale, tonifiante, qui diminue la rétention d’eau et les sueurs froides.
  • Le gattilier régule le cycle, préviens l’infertilité et réduit les tensions mammaires. Il lutte contre le SPM.
  • L’écorce de saule diminue les sueurs nocturnes et contrôle les bouffées de chaleur.
  • Le romarin déstresse et soutient la concentration.
  • Le conodopsis revitalise l’organisme et équilibre le métabolisme en réduisant stress et anxiété et en réduisant la fatigue.
  • La sauge, en plus de réduire les bouffées de chaleur, régularise le cycle et est relaxante

Pour pallier au manque d’accès à son propre cerveau (ce qui est mon cas dans cette phase):

  • Le ginkgo s’utilise avec l’aubépine, ils agissent respectivement sur le cerveau et le coeur en soutenant la circulation.

Pour cette dernière phase, c’est le retour des soupes qui font du bien au corps comme au moral. Je me fais en général un pot de tisane avec de la sauge, de la valériane, de la verveine, de la damiana, du saule, de romarin et de l’actée à grappe. J’ajoute à ça des gélules de gattilier en cure d’une semaine si mon syndrôme pré-menstruel est très prononcé.


De manière générale, avoir toujours une tisane de circonstance avec des plantes qui franchement, ne font de mal à personne, permet de bien rester hydraté (sauf si le médecin dit qu’il faut les éviter, les plantes listées ci-dessus ne sont pas supposées être nocives à dose normale et pour une condition physique normale). Pour être en forme et ne pas subir la vie, il est nécessaire de s’alimenter correctement, boire beaucoup d’eau et bien dormir, notez donc que même si les plantes ont en elles-même un effet restreint, adopter ce genre de routine reste une bonne idée. De plus, il ne faut jamais sous-estimer l’effet placébo!

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Le Cycle

Cet article parle du Cycle Menstruel Féminin. En ce sens, il s’adresse surtout aux femmes, mais aussi aux hommes curieux de comprendre les tabous de la moitié de la planète. Ceux qu’on passe sous silence, et qui sont très (trop?) souvent stéréotypés.

Tout d’abord, qu’est ce que c’est et pourquoi il impacte les personnes différemment?

Le cycle menstruel féminin se met en place chez une personne sans maladie ou condition particulière vers 11 ou 12 ans, bien que ce soit très variable. Certaines filles ont leur règles plus tôt, d’autres beaucoup plus tard, sans qu’il n’y ait rien d’anormal. Il dure jusqu’à la ménopause, ce qui est globalement autours de 50 ans; encore une fois, ça peut venir plus tôt comme plus tard. En résumé, la moitié de la vie d’une femme est régie par ce cycle, si on se base sur les moyennes.

En gros, c’est tout un système entre organes et hormones qui se met en place afin de préparer une femme à avoir des enfants. Les hormones se comportent différemment selon les phases du cycle, les organes répondent du coup différemment aussi, la température du corps fluctue, mais aussi s’en suivent notre façon de réfléchir, de communiquer, de réagir. Personnellement j’étais très impactée par ces changements, mais on peut s’aider grâce aux plantes.

D'abord, le cycle n'est pas du tout le même pour tout le monde. Je me base donc ici sur des moyennes, mais certaines expérimentent un cycle très long ou très court, certaines ont un cycle qui varie tout le temps sans que ce soit anormal. Deuxièmement, mes articles sont à visée de partage d'information et non médicale, je ne suis pas compétente dans le domaine: si quelque chose vous inquiète, allez consulter.

Le cycle menstruel comporte 4 phases, qui se répètent en moyenne tous les 28 jours:


La Phase I – Menstruelle ou Planning Créatif

La phase I correspond aux règles. Je l’appelle aussi la phase de planning créatif. L’endomètre ou muqueuse utérine se barre en vacances. C’est provoqué par une chute du niveau d’hormones comme l’oestradiol et la progéstérone, qui entrainent aussi la température corporelle à baisser légèrement (on est alors plus vers les 36°c que les 37°c). Elle peut durer 3 à 5 jours (ou moins, ou plus). A priori pendant cette phase, on n’est pas au top de sa forme: crampes utérines, parfois ressenties dans le dos, parfois jusqu’à avoir envie de vomir, diarhées, maux de tête voir carrément migraines, et puis il faut sans cesse vérifier qu’il n’y a pas des tâches de sang quelque part, changer ses protections périodiques quelle qu’elles soient, etc, etc.

En général, pour des raisons hormonales comme d’inconfort physique, on peut avoir envie de se recentrer sur soi-même plutôt que d’aller vers les autres. C’est donc une excellente phase pour faire de l’instrospection, et plannifier. Donc on peut en profiter pour crystalliser ce qu’on a appris dans les 3 semaines précédentes, peut-être en l’écrivant; et plannifier les changements qu’on a envie d’opérer.

Il faut comprendre que c’est aussi la phase pendant laquelle les deux cerveaux (le droit et le gauche, le créatif et l’analytique, pour ramener les choses au niveau de simplification qui me permet de comprendre assez correctement pour l’expliquer) communiquent le mieux entre eux; donc la phase à priori, où la personne va être la plus créative. En conséquences pendant la phase I, c’est le moment de résoudre des problèmes compliqués, de designer de nouvelles choses, c’est le moment de faire de l’art.

Du point de vue physique, comme la forme n’est pas à son top, il est conseillé de s’écouter. On dit souvent qu’il faut faire moins de sport – je n’y crois pas du tout. Pour les femmes qui en ont envie et y arrivent sans problème, le sport est très bénéfique. En effet, il se peut que l’effort physique, qui fait augmenter le métabolisme, permettent des règles moins longues et moins douloureuses. Pour celles qui ne se sentent pas de faire des efforts, alors cette semaine peut parfaitement être une semaine de repos, avec moins d’activités et plus d’étirements. Ne pas oublier le yoga, qui peut avoir un effet antalgique aussi.


La Phase II – Folliculaire ou Sortir de sa zone de confort

La phase folliculaire. Elle peut durer environ 10 jours, plus ou moins. On dit folliculaire car à priori, un petit follicule mignon qui n’est rien d’autre qu’un ovule en puissance, commence a grandir dans l’ovaire. En même temps, l’oestradiol augmente dans le corps petit à petit.

Pendant ce temps là, on peut se sentir de mieux en mieux en termes d’énergie qui revient et de besoin de se rouvrir aux autres. C’est donc le moment ou on a l’énergie de se focaliser, sur ses tâches ou son travail par exemple, et on peut prendre des sujets de plus en plus difficiles mentalement. On peut profiter de ce regain d’energie pour changer sa routine, se socialiser, sortir de sa zone de confort.

Du point de vue du sport, c’est bien de profiter du regain d’énergie pour reprendre et/ou augmenter petit à petit en intensité, mais aussi essayer de nouveaux exercices, de nouvelles choses de manière générale.


La Phase III – Ovulatoire ou Communicante

Autours de l’ovulation, L’oestradiol atteint son pic, et de nouvelles hormones comme la LH ou la FSH entrent aussi en jeu pour aider le petit follicule mignon de tout à l’heure à être relâché de l’ovaire, descendre le long de la trompe de fallope et s’installer tranquillement dans l’utérus. On peut ressentir ce pic de quelques jours avant à quelques jours après, en gros la phase va durer de 3 à 5 jours. La température corporelle augmente d’un petit peu moins d’un degré lors de l’ovulation, et restera ainsi plus proche de 37°c jusqu’aux prochaines règles. Pendant l’ovulation, on peut avoir des petites tâches de sang dans la culotte (merveilleux), voir sentir son utérus travailler. Personnellement, j’ai des crampes utérines et j’arrive à savoir de quel côté l’ovule vient (ouh, le super-pouvoir… utile en somme).

Pendant cette phase, et logiquement parce que du point de vue purement hormonal et animal, c’est la phase de fécondation, la personne est au top du point de vue social et empathique. Très tournée vers l’extérieur, la femme comprends et ingère au mieux les émotions que les autres renvoient.

De l’extérieur, elle se présente sous son jour le plus attractif. C’est le moment ou elle va gérer le mieux le feedback, au travail. C’est le moment ou elle va être la plus compétente lors de travail d’équipe, en terme d’écoute aussi, et pour gérer les conversations difficiles. Si vous avez des entretiens à plannifier eu travail, ou des retours d’expérience difficiles à faire, les mettre à ce moment là n’est pas du tout idiot.

L’énergie étant à son pic, cela est aussi vrai du point de vue sportif: le corps va être le plus endurant pour supporter un effort particulièrement intense.


La Phase IV – Lutéale ou de retour au calme

La dernière phase dure jusqu’aux prochaines règles, c’est donc la phase la plus longue du cycle. Le profil d’hormones change complètement car la LSH et la LH chutent, l’oestradiol chute, et la progestérone monte en cloche puis redescend pendant les 12-14 jours de sa durée.

Pendant cette phase de retour au calme, la personne va avoir tendance à se recentrer petit à petit sur elle-même, et le niveau d’énergie peut redescendre petit à petit. C’est aussi la phase pendant laquelle se manifeste le syndrôme pré-menstruel pour les personnes qui y sont sensibles, durant laquelle un incomfort physique, pas drôle du tout, vient s’inviter dans la vie de la personne; et qui peut passer par des maux de tête, de ventre, des sautes d’humeur, mal aux seins, et on peut globalement se sentir comme une bouse.

En revanche, cette phase a aussi son lot de super-pouvoirs, parce-que le cerveau a une meilleure attention pour les détails (puisqu’il est moins occuppé à regarder tout ce qui bouge). C’est donc un moment où la personne va être plus planificatrice, meilleure en organisation, plus à même de processer les différents problèmes.

Pour le travail ou avec les autres, la personne sera aussi plus à même d’être assertive, ce qui est une excellente chose puisque cela signifie plus facilement exprimer ses opinions, ses droits, ses points forts et ses limites aussi sans forcément empiéter sur celles des autres. Parfois, cette expression des limites est vue comme des sautes d’humeurs mais elle est en réalité non seulement positive, mais aussi nécessaire dans la construction de soi et l’accomplissement personnel.

Du point de vue de la forme physique, on peut peu à peu avoir envie de réduire les efforts et d’augmenter les étirements, selon ce que le corps demande.

Globalement le Cycle Menstruel Féminin est régi par ces 4 phases, chacune ayant ses points forts, la durée et le ressenti peuvent être complètement différents d’une personne à l’autre, le message principal restant qu’il faut s’écouter. Personnellement j’étais très impactée par le syndrôme prémentruel auparavent, mais on peut y faire face, notamment grâce à la phytothérapie.

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Arrêter le café?

Je suis dépendante au café. J’en prends chaque matin depuis que j’ai 15 ans à peu près, ma mère voulait balancer son vieux percolateur et pour une raison que je ne parviens pas à retrouver dans les méandres de ma mémoire, je m’y suis opposée. Ma mère m’a alors dit: « Si je le garde, tu l’utiliseras? Je n’ai pas envie de garder une vieille machine inutile. » et j’ai répondu avec toute la conviction de l’ado qui ne sait pas dans quoi elle s’engage: « oui ».


Depuis, chaque matin j’en prends. Au début je le sucrais, j’adorais ça. Et petit à petit j’ai commencé a le prendre noir, juste un café. Les gens me regardaient bizarrement quand j’allais chez eux et qu’ils me demandaient « tu prends quoi au petit dèj? » « juste du café. ». Ils me regardaient de traviole, j’avoue que j’adorais ça, aussi.

Je pense avoir petit à petit assimilé l’idée de mon café matinal avec un esprit rebel.

J’ai eu ma periode ou il me le fallait le plus fort possible, et puis celle, avec le boulot, ou il m’en fallait juste 5.

Et puis j’ai essayé de reduire et d’arrêter plusieurs fois, de façon plus ou moins sérieuse… et je n’y arrive pas.


Le premier bloqueur, c’est que j’adore toujours ça. Quand je n’ai pas de café un jour ça me manque, j’y pense, je me dis qu’une partie de mes besoins de la journée n’est pas remplie et mon bien-être est impacté.

Le second bloqueur, même quand j’arrive à me dire qu’un sommeil de qualité ou un tempéremment plus calme ou des dents plus blanches valent bien mieux qu’une tasse de café… ce sont les migraines. Parce que oui, j’ai toujours été plus ou moins migraineuse.

Depuis que je suis assez agée pour être réglée, j’ai des migraines… pas souvent mais de temps en temps. Celles où tu commences par voir un point noir ou flou dans ton champ de vision, et qui reste… et au bout de quelques minutes le couperet tombe et c’est l’explosion de douleur dans le crâne.

Le café a considérablement reduit ces migraines, il est vrai c’est à lui que j’attribue cet exploit alors que je n’en ai pas la moindre idée. En revanche dès que je passe deux-trois jours sans… c’est le retour puissance 10.

Le plus longtemps que j’aie reussi à tenir, c’est 3 semaines de migraines (3 semaines sans café) en me disant que ça allait bien finir pas se terminer cette histoire… et puis j’ai craqué. Au bout de 2 semaines j’ai commencé a prendre du paracetamol, puis je me suis dit que c’etait pas plus sain. J’ai repris.

Je n’ai jamais réussi à reduire, puis prendre 1 jour sur 2, puis 1 sur 3… je suis de la trempe « tout ou rien ». Soit j’arrête, soit j’en prend, mais si j’en prends l’habitude prends le dessus et c’est quotidien. De toutes façons j’en ai déjà pris un hier, quel mal il y a à en reprendre aujourd’hui?

Et voilà ou j’en suis.


Mon esprit « rebel » de buveuse de café se sent dépendant et privé de sa liberté de ne pas pouvoir en boire sans en payer les conséquences.

J’aimerais être globalement plus calme, j’ai aussi beaucoup d’insomnies… et je sais que le café joue sûrement un rôle. Et j’aime pas avoir les dents jaunes ni la vieille haleine de café (beark).

Et puis zut, être dépendante a une boisson qui nous vient de l’autre côté du globe c’est loin d’être en ligne avec mes valeurs.

Me voilà prête à arrêter… mais oui mais voilà, il y a les migraines.

Et donc j’ai fais des recherches. La caféine induirait des migraines quand on arrête d’en consommer, parce qu’elle agirait sur les recepteurs d’adénosine dans le cerveau. On construit de plus en plus de recepteurs, la caféine masque le tout et quand elle n’est plus là, l’adénosine revient en force se caler dans les recepteurs fabriqués en excès et c’est le drame… Alors en creusant bien (et je veux pas de patch de caféine…) j’ai découvert le maté.


Et ouai meuf, le maté. Hajimé, maté comme dirait l’autre.

Le maté est un genre de thé, qui nous vient d’amérique du sud (oui ça peut pas être parfait non plus…) et qui contient de la caféine, bien que moins que le café, mais bien plus que le thé. Mais apparemment il n’en faudrait pas tant que ça pour contrer les migraines… et donc j’ai décidé que cette super boisson va me servir de transition.


Je serais à zero café par jour, j’aurais ma dose de caféine pour tenir la migraine à distance… Et je pourrais tranquillement diminuer sans me dire que en vrai j’en prends toujours donc la transition n’est pas vraiment faite donc à quoi bon (et pourquoi pas un de plus?).


Les 3 premiers jours

Les trois premiers jours, j’avoue j’étais HS. Rétamée. Il faut dire que c’était aussi le début de mes vacances, et ça s’accompagne souvent d’une grosse fatigue… donc je ne blâme pas totalement le manque de café.

Ma digestion était tout ce qu’il y a de plus normal. Je n’ai pas non plus ressenti de changement d’humeur particulier. je n’ai PAS EU UNE SEULE MIGRAINE.

Mon sommeil en revanche s’est transformé. J’arrivais mieux à m’endormir le soir, mieux à me rendormir en cas de réveil nocturne et globalement je me sentais mieux la matin.

Ma stratégie a été globalement de replacer l’envie de boire un petit kawa, si elle se pointe la bouche en coeur, avec un thé vert si c’est le matin / une tisane si c’est apres manger. Ça a très bien fonctionné.

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Bien dans sa tête…


A l’instar de notre corps, il est de notre responsabilité de prendre soin de notre santé mentale. En effet, c’est nous qui sommes les premiers impactés – positivement ou négativement – et personne ne va le faire pour nous.

Je trouve fascinant le fait que notre cerveau, amas de neurones enfermé à l’intérieur de notre boite cranienne, soit sans cesse en train de reconstruire, d’halluciner la réalité du monde extérieur au travers d’impulsions electriques qui lui sont renvoyés par les differents organes. Cela donne une perpective en plus sur le pouvoir que nous avons sur notre bien-être mental.

Il existe des maladies, des dérèglements hormonaux et tout plein d’autres facteurs qui affectent notre santé mentale et cet article n’a pas pour but de vous culpabiliser, si vous en souffrez ou pensez en souffrir. Il ne pourra certainement pas vous être utile du tout à les régler; le mieux dans ce cas est d’être suivi par un professionnel, un bon point d’entrée étant une discussion avec son médecin traitant.

Je suis convaincue que le bien être mental se construit de plusieurs sources de manière compliqué; l’une d’entre elle et non des moindres étant le but que nous donnons (ou non), à notre vie – en d’autre termes, notre culte.

Chacun d’entre nous s’adonne à un culte, même les plus athées. Ceux qui vouent leur culte à la science n’auront jamais assez de réponses, ceux qui vouent leur culte à l’argent voudront toujours plus de choses et de matériel, ce qui vouent un culte à l’art ne seront jamais assez bons, ceux qui vouent un culte à quelque Dieu que ce soit ne seront jamais assez exemplaires.

Nous pouvons aussi appeler ce culte notre « raison de vivre », notre « voie », notre « ikigai ». Ici se trouvent le mien ainsi que mes pensées, toutes personnelles qu’elles soient. Ces pensées sont les miennes et n’engagent que moi. J’aime toujours lire les partages des autres sur le sujet… Alors bonne lecture!

Arrêter le café?

Je suis dépendante au café. J’en prends chaque matin depuis que j’ai 15 ans à peu près, ma mère voulait balancer son vieux percolateur et pour une raison […]

Une raison de vivre

Il y a ce discours commun qu’on entend de manière récurrente, qui dit que pour être heureux, pour vivre pleinement il faut vivre passionné, vivre pour un but, […]

Être heureux

Comment être heureux? Est-ce dépendant de ce que l’on a ou bien une capacité intrinsèque? Laissez-moi vous partager ce que j’ai pu apprendre sur cette question. Nic Marks […]

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Une raison de vivre

Il y a ce discours commun qu’on entend de manière récurrente, qui dit que pour être heureux, pour vivre pleinement il faut vivre passionné, vivre pour un but, avoir une raison d’être.

Ce chemin de vie, cet Ikigai qui nous laisserait constamment motivé et serait une source sans fin d’énergie, à la croisée entre ce que l’on aime, ce qui est utile à soi et aux autres.


Je me suis toujours dit que la raison pour laquelle je vis, c’est surtout parce qu’on m’a donné la vie (non, sans rire). Je n’avais pas d’autre raison ou mission particulière que celle de rester en vie, et de travailler à en améliorer les conditions du mieux que je pouvais, poussée par une volonté qui n’est est pas une, un instinct de survie.

J’aime la vie. Je suis de ces personnes qui regardent autours d’elles quand elles marchent, qui voient de la beauté dans les feuilles d’automnes qui tombent, qui entendent de la musique dans le chant des oiseaux et le bruit du vent, qui sourient en fermant les yeux quand l’air sent la pluie.


Et puis en 2014, j’ai eu un accident de la route. Un accident grave, un accident dont, quand on le voit arriver, on se dit que ce sera le dernier. Pendant cette brève mais intense image de l’arbre qui s’approchait à 90km/h de mon siège de passagère, je me suis réellement dit que j’allais mourir. Et sur le coup, je me suis demandée: « est-ce que c’est ok? ». Alors ces brèves pensées m’ont traversé l’esprit: j’ai terminé mes études et été diplomée, je suis ingénieure, j’ai un métier qui me plait, j’ai mon homme que j’aime, des amis, un famille, une voiture… j’ai listé ce que je possédais, encore plus que qui j’étais devenue , et après ce constat j’en ai déduit que j’étais « ok » avec le fait de mourir, à ce moment-là.

Et puis j’ai fermé les yeux, tout mon corps s’est crispé à l’impact. Je me souviens qu’en ouvrant les yeux, tout était grisâtre et l’air empestait le gaz contenu dans l’airbag. On m’a dit plus tard que c’est du gaz anti-combustion. Une personne s’est arrêté et a eu le réflexe de débrancher immédiatement la batterie de la voiture, puis a tiré de toutes ses forces sur la portière de la voiture. Je me suis retrouvée hébétée, sur l’herbe mouillée d’un matin de Décembre, bredouillant que ma guitare avait dû etre cassée et me demandant comment on allait pouvoir prendre un train pour continuer le trajet…. avant d’être durement revenue à la réalité par la douleur et la vue de la personne que j’aimais le plus au monde qui souffrait et m’inquiétait beaucoup.

Finalement après quelques heures de prise en charge, d’examens, d’attente et de douleur, je suis revenue sur ma réponse à la question. Non. Je n’était pas « ok » avec le fait de mourir, mais alors pas du tout. Je n’avais pas tout envisagé… alors j’ai commencé à réfléchir à pourquoi, ce n’était pas « ok ».


Aujourd’hui avec un bout de chemin parcouru en plus, ma raison de vivre est toujours que l’on m’a donné la vie. Elle a failli m’être reprise trop tôt, et je n’en suis qu’encore plus intentionnelle qu’avant dans ma philosophie épicurienne – sans être hédoniste – selon laquelle j’aime comme si j’allais mourir demain et j’apprends, je construis comme si j’allais vivre pour toujours.

Construire comme si on allait vivre pour toujours a démarré pour moi avec la construction d’une famille, puis j’ai commencé à m’intéresser au monde autour de moi et à ce qu’il avait de forte chance de devenir, afin de savoir y faire face. Je suis rentrée dans une volonté d’apprentissage constant en vue que chaque aspect de ma vie soit le plus durable possible et fasse part d’un tout. En ce sens, j’ai d’abord eu l’ambition de réduire au maximum mon emprunte carbone, avant de me rendre compte que le processus dans lequel j’avais la volonté de m’engager était plus complet et complexe que cela, et englobe le concept de résilience dans son ensemble.

Aimer comme si j’allais mourir demain se traduit par l’amour que je porte bien entendu aux personnes, et surtout mes enfants maintenant que je ne suis plus ma propre priorité. Mais aussi il s’agit d’amour pour les êtres et les choses qui évoluent ainsi que les écosytèmes qui les unissent. En terme de valeur, je le traduit par l’empathie, une volonté de comprendre et d’apprendre à ressentir au delà de mon être. J’ai toujours pensé que l’amour était ce qui faisait tourner le monde, était la clé de ce fragile équilibre entre guerre et paix – aujourd’hui je veux y croire encore plus que jamais.


La résilience et l’empathie sont mes valeurs, mes pilliers. Elles guident chacun de mes choix, des plus simples aux plus complexes. Du choix de ce que je mange, comment je me loge, qui sont mes amis, où je travaille, comment je me déplace, où je vais en vacances, ce que j’enseigne à mes enfants… la liste est longue! Mais que les choix sont faciles lorsqu’ils sont éclairés par des valeurs qui nous correspondent!

Ce qui devient difficile ensuite, c’est lorqu’on se laisse porter par les choix des autres ou que l’on fait des actions contraires à ses valeurs (par habitude, par exemple…) . Dans ces cas-là, étant donné que les valeurs sont connues, il est trop aisé de tomber dans le schéma manichéen du bien et du mal, de placer ses actions par opposition à ses valeurs et de s’infliger un shéma de pensée irrationnel de distorsion cognitive.

Je ne crois pas non plus que la définition de ces valeurs puisse être une source intarissable d’énergie, pour moi l’energie se gère, indépendemment du chemin que l’on souhaite emprunter dans la vie.


Comme quoi la vie ne devient pas d’un coup totalement rose, même lorsque l’on trouve sa voie… Et vous, vous avez trouvé la vôtre?

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Être heureux

Comment être heureux? Est-ce dépendant de ce que l’on a ou bien une capacité intrinsèque? Laissez-moi vous partager ce que j’ai pu apprendre sur cette question.

Nic Marks est mathématicien statisticien, et dans sa conférence (en anglais) « The Happy Planet Index« , il s’intéresse dans une première partie à classifier les pays en fonction non de leur PIB ou taux de croissance, mais d’un nouvel index rassemblant beaucoup d’autres données telles que l’espérance de vie, le taux de scolarisation, les déchets générés… c’est très intéressant, je conseille grandement!

La seconde partie se focalise, elle, sur le sujet de mon article: comment être heureux? Que peut-on faire chaque jour afin de rendre sa vie meilleure? Voici ce que les études de Nic et ses collègues ont donné sur le sujet.

1. Connecter

Rester connecté avec sa famille, ses proches, ses amis, sa communauté quelle qu’elle soit: nous avons besoin d’appartenir à la société et s’entourer de gens qu’on aime, surtout rester connectés avec eux, rend heureux.

2. Rester actif.ve

Sans surprise, bouger rend heureux. On sécrète les hormones qui donnent du plaisir, le corps se renforce, on dort mieux, on évacue le stress.

3. Être attentif

Porter de l’attention au monde qui nous entoure rend heureux. Il s’agit de s’ancrer dans le moment présent en découvrant ce qui est autour de nous.

4. Continuer d’apprendre

Evidemment, apprendre toute sa vie de nouvelles choses ouvre des perspectives et fait tomber des barrières, que ce soit dans notre comprehension des autres, du monde, nos connaissances professionnelles etc. On entraine son cerveau à sortir des terrains connus, ou pousser les limites de notre connaissance: on s’améliore, on devient meilleur, forcément ça fait du bien! Certaines étapes sont difficiles et nous apprennent aussi l’échec, pour mieux recommencer ou savoir que l’on ne s’intéresse pas particulièrement au domaine (en tous cas, y être confronté diminue la peur d’y être à nouveau confronté dans le futur).

5. Donner

Donner, bien sûr. Rien ne fait plus plaisir que donner quelque chose à quelqu’un, qui va lui servir ou que la personne va aimer.

La Pyramide des Besoins de Maslow

Il est difficile d’aborder la question du bonheur sans citer aussi la pyramide des besoins de Maslow, psychologue des années 40. Elle consiste à dire qu’un humain – occidental dans l’étude, afin d’être motivé, doit satisfaire ses besoins sur le plan: physiologique (boire, respirer); de la sécurité (environnement stable); de l’amour et l’appartenance (affection des autres); d’estime (respect de soi); d’accomplissement de soi.

Ce modèle a ses limites (notemment en terme de hierarchisation des besoins, qui a été discutée et réfutée). En revanche, si on laisse de côté les besoins primaires qui sont une condition à « Etre » plutôt qu’à « être heureux », on peut relier presque chacun des étages de la pyramide aux 5 thèmes cités ci-dessus. La grosse différence notable est la sécurité de Maslow vs. le fait de s’ancrer dans le moment présent pour Marks. Alors qu’en est-il de vous? L’anxiété générée par un environnement instable vois empêche-t-elle d’être heureux, et pensez-vous pouvoir compenser avec un bon encrage dans l’instant présent? À vous d’adapter les recommendations 😊

Et concrètement, dans la vie de tous les jours?

On peut utiliser les 5 thèmes de Nik Marks de beaucoup de façons différentes:

– Pour soi-même ou un proche en galère, choisir un thème par jour et poser une question – ou donner un défi! En rapport avec le thème. « Appelle un membre de ta famille à qui tu n’avais pas parlé depuis plus de deux mois aujourd’hui », « fais 30min d’exercice – la marche compte! », « Trouve quelque chose chez toi dont tu ne t’es pas servi depuis 1an et donne le à un inconnu »,… il y a mille manières d’être créatifs!

– Au bureau, pour motiver ses équipes ou ses collègues, mettre en place un « défi » par semaine, en axant sur le développement personnel, et pourquoi pas, partager les résultats en équipe. « Apprendre une chose dans un domaine complètement nouveau », « Avoir un speed date professionel avec quelqu’un d’une autre boite dans le même domaine », « Donner la qualité de leadership que vous avez préféré chez un conférencier – en regardant une conférence en équipe par exemple« … de même, soyez créatifs!

– Avec ses enfants: remplacer la fameuse question « qu’est-ce que tu as fait à l’école aujourd’hui? » (ou pire, sa variante question fermée: c’était bien l’école aujourd’hui? ») par une question sur l’un des thèmes ce dessus. « As-tu rencontré un nouvel ami aujourd’hui? », « qu’as tu appris qui t’aie le plus surpris, que tu ne connaissait pas du tout? », « à quel jeu as-tu joué à la récréation? »,… sont quelques exemples parmi des milliers!

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Coudre sa garde-robe capsule

Hello!

Celà fait un certain temps maintenant que j’ai adopté une garde robe minimaliste, et le temps passant, les pièces s’abiment et doivent petit à petit être replacées.

J’ai voulu faire les boutiques, vraiment. Je suis allée dans des magasins, et là le souvenir de la campagne d’art magnifique menée par Igor Dobrowolski à Varsovie m’est revenue et j’ai eu envie d’aller vomir.

Alors j’ai commencé à chercher les sites « éthiques » et puis c’était relou, il fallait commander par internet, il y avait pas toujours les modèles que je cherchais et comment savoir si ça m’allait? Tout naturellement, l’idée a germé: Lily, prend ta machine à coudre.

À ce jour, j’ai déterminé les patrons qu’il me faudra réaliser pour quasiment toutes mes pièces (youpi!!) et j’en ai déjà cousu 2 – sur 37, je sais c’est pas énorme.

Quelques conseils de ma part si vous voulez débuter dans la confection de votre capsule wardrobe:

  • Démarrez déjà, sans même penser à la couture, par créer sur le papier votre garde-robe. Quelles pièces vous faut-il? Utilisez en premier lieu ce que vous avez déjà. Pas de panique, les pièces vont s’abimer croyez-moi.
  • Ensuite, éliminez le reste de votre dressing: vendez (sur Vinted par exemple), faites des tawashis et des torchons avec les pièces abimées, donnez, recyclez. Je vous conseille tout de même une mise au grenier pendant quelques mois, afins d’être sûr.e.s qu’aucune pièce ne vous manquera.
  • Confectionnez les pièces manquantes. Ça vous donnera une idée de la dose de travail nécessaire. Peut-être voudrez-vous quand même acheter certaines pièces (personnellement il ne me viendrait pas à l’idée de faire moi-même mes chaussures, j’ai donc cherché une marque étique et ça me va très bien comme ça!)
  • Au fur et à mesure qu’une pièce s’abime, cherchez un patron chouette, commandez votre tissus (bio, c’est plus sympa) et à vos machines!

Vous vous êtes aussi lancé.e.s dans la couture de votre garde-robe? Quels sont vos conseils?

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La Motivation

En vrai, on fait COMMENT? Non parce que je sais pas vous mais moi je suis FEIGNANTE… J’arrive pas à avoir une routine, quand on en a une c’est plus facile pas vrai? On fait les choses par habitude, or là mes habitudes…

Ok. Pour se motiver à faire quelque chose, il y a 3 règles de base.

1. Savoir pourquoi on fait ça

Ça n’a aucun sens de vouloir changer si on ne sait pas pourquoi on le fait. Avoir un mode de vie sain? Être sportif.ve? Devenir plus cultivé.e? Perde 8 kilos?

Puis il faut réfléchir un petit peu à comment atteindre le but en question, il est très important que les actions qu’on se donne soit motivantes. Par exemple pour perdre du poids, si vous détestez les régimes et que la piscine c’est franchement pas pour vous, peut être qu’il faudra passer par un autre chemin (course ou marche à pied?) Il y a bien souvent des tonnes de façons d’atteindre un objectif; le plus important est d’en trouver une qui vous donne (le plus) envie… sachant bien que ça va quand même pas être tout rose, licornes et papillons hein!

En général, savoir pourquoi et determiner quel moyens vous attirent le plus pour atteindre un but, c’est la partie la plus facile.

2. Sauter le pas

On sait pourquoi, on sait ce qu’il faudrait qu’on fasse, maintenant comment surmonter la flemme astronaumique? Il faut y aller, étape par étape en ne pensant QUE à l’étape en cours. C’est là, la CLÉ: on commence par aller vider sa vessie DANS LE BUT de vider sa vessie. Surtout pas en se disant qu’on va courir, non non non. Puis on sort les affaires de sport du placard dans le but de les sortir du placard, on enleve son t-shirt, dans le but d’enlever son t-shirt vraiment, sans penser du tout à après, quand je serais dehors ça sera fatiguant, les gens vont se moquer de moi, je suis fatigué.e j’aurais mal aux muscles NON! On regarde hyper court terme et on finit dehors en tenue et baskets, bien obligé.e de commencer à courir.

Si le cerveau diverge comme il aime le faire sur comment ça va etre dur et difficile et compliqué, il ne faut pas hésiter à carrément se mentir (on sait tous le faire) et se dire « ah non mais pas du tout je mets juste mes baskets mais j’irais pas courir hein ». A la limite, à voix haute, si ça aide.

Maintenant vous connaissez le secret de ceux qui se lèvent le matin dès que le réveil sonne. Il ne pensent pas « oulala je suis bien dans mon lit je vais avoir froid dehors ça va me fatiguer bla bla bla… » non, ils pensent court-terme: « je me mets assis, je prend une gorgée d’eau, je pose mes pieds par terre, je me mets debout, je vais a la douche … »

Une fois le pas sauté, pendant ou après l’effort, obligez-vous à réfléchir à ce que l’effort a de positif. Pensez au changement sur votre humeur ou votre corps. Si vous aimez les likes des réseaux sociaux prenez-vous en photos et postez-la. N’importe quoi qui peut montrer à votre cerveau que c’est vraiment une expérience positive. Si vous ne trouvez rien, forcez un sourire, un grand. Vraiment.

3. En faire une habitude

On dit qu’il faut 21 jours pour construire une habitude (Maxwell Maltz, Psycho-Cybernetics, 1960). 21 jours, c’est 3 semaines… En vrai c’est rien 21 jours. Il faudrait donc appliquer ce changement pendant plus de 3 semaines pour transformer sa vie.

Déjà on commence par préparer son planning: quand est-ce qu’on cale cette activité dans sa semaine? Est-ce que dans le but d’une vie plus calme je veux apprendre un nouveau mouvement de yoga chaque semaine? Méditer chaque matin? Dans le but d’une alimentation saine je veux manger végétarien deux fois par semaine? Dans le but de maigrir je veux aller courir deux ou trois fois par semaine? Marcher 30min chaque jour?

Lorsque le plan est prêt, il faut trouver un moyen de se rappeler chaque occurrence: avec un réveil personnalisé, en plaçant son tapis de yoga systématiquement dans la douche, avec une alarme, un post-it dans le frigo etc etc..

Et voilà: dès que l’on voit le déclencheur, on applique l’étape 2. Dans 3 semaines, vous serez transformé.e 😊 c’est PARTI!!!!

Vous aussi vous avez enfin réussi à vous motiver? Quel est votre secret?

Une fois motivé.e, comment démarrer le sport de zéro?

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Ma garde-robe minimaliste

Marre de ne pas savoir quoi mettre et finalement ressembler à un sac? Marre de ne pas avoir de style? Marre de ne pas trop savoir quoi choisir dans les boutiques? Marre de toutes ces fringues inutiles qu’on ne met jamais?

Voilà une super solution, durable, qui simplifie la vie et évite beaucoup de gaspillage: la garde-robe capsule.

Garde-robe capsule
Credit: Henry&Co

Concrètement, combien de pièces choisir, et surtout comment faire? Pour le savoir, remontons a la genèse de la capsule wardrobe. Le thème date des années 70 et a été entendu de la bouche de Susie Faux, une propriétaire de boutique londonienne, désignant un ensemble réduit de pièces qui ne se démodent pas et pouvant s’enrichir d’autres pièces saisonnières. Popularisé par Donna Karan, designer américaine, en 1985, comme une ensemble de 7 pièces pouvant construire un maximum de tenues; le terme est très actuel dans le mouvement du Simple Living, insufflé par Gandhi dans les années 40, et du Minimalisme.

Dans son livre « The Curated Closet », l’auteure berlinoise Annuschka Rees propose une version moderne de la garde-robe minimaliste, composée d’entre 30 et 40 pièces maximum. Incluant chemises, tshirts ou tops, jupes et robes pour les femmes, pantalons, manteaux et chaussures. On exclue les affaires de sports, les pyjamas, les sous-vêtements et les habits moches pour faire des travaux.

De plus en plus conscients de notre impact écologique, la tendance est en effet d’opérer une décroissance dans nos vie en terme de biens matériaux. Pour que ceci soit vrai, il faut évidemment respecter plusieurs règles:

  • Les pièces doivent aller (quasiment toutes) ensemble pour que l’on puisse créer un maximum de tenues sans avoir à faire une machine par jour. Il s’agit donc d’accorder la couleur  et le style en fonction de ce qui nous va, et de notre morphologie.
  • Privilégiez les pièces de qualité. Comme vous allez en avoir peu, vous allez faire des économies. profitez-en pour regarder la provenance des matériaux et en privilégier une qualité optimale en fonction de votre budget. Ainsi, vous en changerez moins souvent. A chaque fois que j’achète un vêtement, je pense à ce petit gamin les pieds dans la teinture, alors qu’il devrait-être à l’école: la plupart des marque ne donnent AUCUNE garantie sur l’exploitation des enfants, le travail forcé, le retraitement des déchets toxiques, les tests sur les animaux etc… vous achetez peu, alors achetez mieux: ne financez pas ces exploitants.

Exemple

Après avoir trouvé mes couleurs et mon style, voici donc la liste avec laquelle je me retrouve :

  • On peut compter 2 paires d’escarpins (une beige et une noire), une paire de baskets, une paire de Derbies plates bleues, une paire de low boots noires, une de bottes (bleues marine) et deux paires de ballerines, ce qui donne déjà 8 pièces.
  • Deux jupes : une noire droite et une bleue, que je peux mettre aussi bien en journée, soirée ou au travail selon les accessoires. Etant petite, je les aie prises courtes. On est à 10 pièces.
  • 3 robes : deux pour la journée, soirée ou le travail selon les accessoires, et une plus été. Adaptées à ma taille et mon âge, elles sont plutôt courtes. On est à 13 pièces.
  • 2 vestes de mi-saison, cintrées pour marquer ma taille, l’une vert foncée et l’autre blanche. Et deux manteaux, l’un très chaud bleu foncé et l’autre « entre deux », noir. 17 pièces.
  • 9 tops dont 4 chemises. J’ai choisi deux blanches, une bleu-clair et une vert-canard fluide : avec ma morphologie, il est préférable de cintrer à la taille pour la mettre en valeur. A celles-ci s’ajoutent 5 tops dont deux t-shirts basiques ajustés, un noir et un blanc ; et trois tops qui me plaisent et me mettent en valeur : avec ma morphologie, j’ai le droit aux cols V, ronds et bénitiers; j’aime beaucoup les cols ronds et j’ai donc décidé d’en faire mon style avec ces trois tops. 26.
  • 2 gilets, un blanc et un noir. Pour aller avec ma morphologie, comme je suis petite, je les ai pris jusqu’aux bas des hanches, pas plus longs. Ils peuvent être portés sur chacun de mes tops en terme de forme du col. 28.
  • 3 vestes de blazer : une noire, une blanche, une bleue marine. 31.
  • 2 jeans que j’ai pris moulants et droits pour aller avec ma morphologie et ma petite taille, afin d’allonger mes jambes. Un pantalon plutôt classe pour le travail gris et un pantalon de tailleur coupe cigarette (noir). 35.
  • 2 pulls, un léger noir que l’on peut aussi mettre sous un blazer, et un plus chaud à col roulé, bleu. 37.

A vous!

Il y a peu, j’ai décidé de coudre ma garde robe capsule… pour ceux que ça intéresse, l’article est ici!

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Comment déterminer mes couleurs et mon style ?

Les couleurs

Une fois que vous avez les bases des associations de couleurs et de contrastes, attaquons-nous à l’application concrète.

Pour déterminer la couleur et le style qui vous correspondent, commencez par vous regarder – avez-vous : Le teint plutôt très clair à clair ou mat voire de couleur ? Les cheveux clairs ou foncés ? Les yeux noirs à bruns ou plutôt de couleur claire ? Si la forme et la couleur de vos yeux vous plait : voulez-vous les faire ressortir ?

1. S’il y a peu de contraste entre la couleur de votre peau, de vos yeux et de vos cheveux, choisissez une couleur de vêtements à accorder avec votre teint ou vos yeux. Les autres couleurs utilisées seront soit dérivées de cette couleur, soit en complémentaire (mais alors par petites touches).

2. Les pastels sont plus recommandés aux peaux clairs/cheveux clairs et les couleurs vives aux peaux foncées/cheveux foncés.

3. On accorde plutôt les bijoux avec la couleur de la peau, même si cette règle n’est évidemment pas universelle et dépend des goûts : les argentés iront très bien avec les peaux claires tandis que les dorés se marient bien avec les peaux mates. Un bijou argenté peut aussi venir contraster une peau mate et ainsi mettre la zone ou l’objet en valeur. Par exemple, pour une femme, des boucles d’oreilles tombantes argentées sur une peau noire pour accentuer la finesse du cou.

4. Maquillage: on n’accorde PAS le fard a paupières avec la couleur des vêtements – il ne viendrait a l’idée de personne d’assortir son fard a joue a ses vêtements: on le choisis en fonction de sa carnation. Pour les yeux c’est pareil: on choisit son fard a paupière en fonction de la couleur des yeux, c’est a dire dans la palette de couleurs complémentaires.La fameuse règle des 3 couleurs s’applique toujours : n’ayez pas plus de 3 couleurs de vêtements différentes sur vous au risque de passer pour un clown.

Pour faire ressortir vos yeux, vous pouvez les maquiller en misant sur un camaïeux de couleur à l’opposé du cercle chromatique: piochez dans les couleurs complémentaires. Pour les yeux verts chanceux, vous pouvez choisir soit du vert, soit entre les jaunes (bruns clairs, ocres, dorés, orangés…) et les bleus !

Le style

Maintenant, restons dans le minimalisme. Pour créer une garde-robe minimaliste ou capsule wardrobe, il faut bien entendu rester cohérent dans ses choix de couleur et de style. Ainsi, nous avons un double effet kiss-cool :

  • Toutes les pièces pourront se marier entre elles (ou presque), ce qui est BIEN plus simple pour s’habiller le matin. Pas besoin de réfléchir des heures à ce qui va / ne va pas ensemble. Donc en deux phrases: TOUS les hauts doivent aller avec TOUS les bas; et TOUS les pulls/gilets/vestes/manteaux doivent aller sur TOUS les hauts.
  • La cohérence et la répétabilité obligeront les autres à vous associer à ces couleurs et ce style. Il est très connu (c.f. les milliers de pubs télévisées) que répéter 200 fois par jour l’image d’un produit entrainera la personne à aimer le produit et elle sera tentée de l’acheter. Donc s’habiller de manière cohérente dans les couleurs le style et les formes utilisées offriront à l’œil des autres une définition de votre style. En une phrase, CHAQUE piece doit véhiculer LE style que vous voulez projeter (c’est pas un habit -> un style).

Pour ce qui est du style, s’il est parfois intéressant de casser avec ses habitudes, ce n’est pas l’effet recherché dans une capsule wardrobe ou l’on remet les pièces souvent (à l’exception peut être d’une ou deux pieces pour des occasions). Ici, on préférera se baser sur ses propres goûts et ce qui nous va bien. Le mieux pour trouver son style, c’est de regarder avec l’œil d’aujourd’hui, ce qu’on a déjà acheté ces dernières années. Ça donne une bonne idée de ce qui nous plait (que l’on a beaucoup porté) ou ne nous plait pas tellement (les vêtements en excellent état qu’on trouve toujours une excuse pour ne pas mettre… allez je sais que vous en avez !)

N’oubliez pas la cohérence dans les pièces. Réfléchissez à vos traits de caractère: que voulez-vous mettre en avant? Que voulez-vous faire paraitre devant les inconnus?

  • Est-ce l’expression de la rigueur avec des habits classiques? Chemises à col classique, pantalons droits, blazer classique, pas d’imprimé extravagant, …
  • De la distance avec des habits austères? Col roulés, vêtements plutôt couvrants et sombres, plutôt près du corps?
  • Plutôt une image chaleureuse avec des pièces plus décontractées? Imprimés, couleurs chaudes, vêtements un peu moins près du corps, touches ethniques?
  • De la classe avec une touche de sophistication? Vêtements parfaitement coupés, liserets le long des cols ou boutons de couleur complémentaire à l’habit, plus de bijoux, maquillage plus prononcé, coiffures et/ou barbe à la coupe très nette ou travaillée?

Vous pouvez faire des tests de personnalité pour trouver ces traits de caractère, et choisir parmis votre sois-disant description ce que vous souhaitez montrer, si vraiment vous êtes perdu.e.s. Ou (je préfère cette option): montrez ce que vous voulez vraiment montrer. On ne vous a jamais dit que vous étiez particulièrement classe mais vous voulez véhiculer classe et sophistication, c’est dans ces styles que vous vous sentez en confiance? Alors GO!

Ensuite, il s’agit d’essayer. Laissez-vous conseiller par des proches par exemple, mais pas trop : c’est vous qui allez porter ce style donc c’est à vous d’aimer ou non ! Si tant est qu’on ne vous dise pas que ça vous va horriblement mal ou que c’est en total décalage avec votre caractère. Parfois on a tellement envie de changer, que l’on se rue vers un style qu’on ne pourra en réalité pas porter tous les jours… Les amis sont fait pour éviter ce genre de désastre 🙂

Exemple

Avec ceci, à vous de jouer ! Pour ma part, j’ai fait le diagnostic suivant :

Morphologie
  1. Je suis petite
  2. Ma morphologie est en X
  3. J’ai une poitrine de taille moyenne

Exit jupes et manteaux trop long, gilets longs qui vont me tasser. le mieux est de cintrer chemises et blazers, de porter les tops près du corps, et de ne pas enfermer ma poitrine avec un col trop haut.

Couleur !
  1. Mes yeux sont bleus et j’aimerais les mettre en valeur
  2. Ma peau est claire
  3. Mes cheveux sont châtain-clair.

Peu de contrastes pour moi, on va éviter les habits géométriques noirs et blancs (exemple : je préférerais une marinière bleue et blanche plutôt que noir et blanche :)). La couleur dominante de ma garde-robe sera le bleu, avec quelques pièces qui peuvent l’associer à d’autres couleurs pastel dans des tons proches. Le orange (ou éventuellement jaune) pourra être utilisé par petites touches. Les bijoux seront plutôt argentés. Le maquillage restera dans les tons complémentaires au bleu, avec éventuellement un trait de doré au raz de l’œil pour les faire ressortir !

Style

Je suis quelqu’un de créatif, artiste, j’adore les mathématiques et les casses têtes, je suis ingénieure, mais aussi sportive (avec parfois une rigueur quasi militaire).

Je veux renvoyer cette image de rigueur afin de véhiculer de la confiance en moi et mettre les gens en confiance. Cependant, je garderais toujours une touche de fantaisie pour que le côté créatif ne reste pas au placard.

C’est donc dans ce style que je choisirais les pièces de ma garde-robe !

Style

Comment l’appliquer à sa garde-robe?

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