Shampoing solide maison

Bonsoir!

Voici une recette afin de faire soi-même son shampoing solide!

Ingrédients

  • 60g de Cocoate de Sodium en poudre (fait maison)
  • 20g de farine de maïs
  • 20g d’argile blanche
  • 10g d’huile de coco
  • 1 cac de miel environ
  • 1 cac de gel d’aloe vera environ

Methode

Mélanger le Cocoate de Sodium, la farine et l’argile dans un petit récipient.

Ajouter l’huile de coco préalablement fondue au bain marie et le gel d’aloe vera, bien mélanger. Si besoin, augmenter un tout petit peu la quantité de gel pour lier les ingrédients. Ajouter le miel et mélanger à nouveau.

Mettre la pâte obtenue dans un moule en silicone préalablement lavé. Placer le moule au congélateur quelques heures avant de démouler.

Laisser sécher une nuit, le shampoing est prêt à être utilisé!

Dans la douche: mouiller le shampoing et le frictionner entre ses mains pour le faire mousser. Appliquer la mousse sur le cuir chevelu, rincer comme un shampoing habituel.


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Faire son plan de potager

Bonjour à tou.tes.s!

Nous avons démarré un potager cette année, et la première question que l’on se pose c’est… euh comment on démarre en fait?

Tout débute avec un papier et un crayon, avec la création d’un plan. Comment?

1. L’espace et l’emplacement

Déterminez de quel espace vous disposez, et où vous voulez mettre vos futurs légumes. Un petit conseil si possible, ne prévoyez pas tout au même endroit: variez pour profiter des différentes expositions au soleil et si vous en avez l’espace, de différents sols. Ainsi, vous verrez d’années en années ce qui pousse le mieux et où, afin d’optimiser vos récoltes.

Couchez sur le papier ou un ordinateur le plan de la / des surfaces disponibles, et calculez-en grossièrement la surface en m2.

C’est la fameuse « zone Jardin / zone 1 » en permaculture.

Pour vous aider, vous pouvez regarder votre terrain du dessus avec le site gouvernemental du cadastre, ou google maps. Si vous avez un drône je pense que la tache doit être enormément facilitée.

La première étape est terminée, vous voilà avec un plan vide 😊

Que mettre? Quelle quantité?

Déterminez maintenant ce que vous allez planter. Considérez:

En permaculture, on va aussi penser à (zone 4 et 5):

  • Les arbres fruitiers (à planter ou replanter en automne, aux alentours de la Ste Catherine)
  • Les arbustes fruitiers (de même, planter en automne)
  • Les fleurs et arbustes mellifères (fleurs: plutôt au printemps; arbustes en automne)
  • Des points d’eau (même très petits)

En sachant que pour chaque variété de légumes, il faut connaitre environ combien de plants permettent de faire subsister vôtre foyer. Ceci varie selon les habitudes, selon si on fait des conserves ou non, mais voici ce que j’ai pour ma famille (4 pers.):

Plantez les légumes que vous avez l’habitude de consommer, afin d’éviter le gâchis. Si vous voulez faire un test, n’en mettez pas trop la première année.

Voilà, vous avez déjà une pré-liste de légumes, et un plan mis à jour avec le point d’eau, les arbres, les buissons… Le plus dur reste à faire!

3. Ai-je la place pour tout ça?

Une fois déterminé les légumes que vous souhaitez planter, vérifiez pour chaque espece de quel espace le plan a besoin pour se développer correctement. Les carottes, betteraves, navets, échallotes, ail, oignons, radis, panais etc peuvent se planter en rangs, pour certains (les radis) il faut prévoir des rangs vides pour replanter tous les 15 jours.

Globalement, il est bon de prévoir des espaces « carrés » de plantation de 1,7m à 2,5m, entourés d’allées de 50cm de large. Ceci facilitera la plantation et l’entretien.

Les courges ont besoin d’un mètre dans toutes les directions autours d’elles, tandis que les tomates, poivrons, aubergines peuvent être plantées tous les 70cm par exemple. Pensez à mettre vos plants en quinconce d’un rang sur l’autre pour gagner de l’espace.

Pensez aussi aux saisons et au temps que mettent les plants à pousser. Par exemple, les tomates mettent longtemps à grandir et donnent longtemps, alors que les haricots, épinards, laitues ont une pousse rapide.

Une fois ceci déterminé, vous devriez obtenir la liste de tout ce que vous pouvez planter en fonction des m2 dont vous disposez.

4. L’environnement va-t-il favoriser la pousse?

Une bonne méthode consiste evidemment à essayer, planter des trucs et voir si ça pousse, si oui, recommencer l’année d’apres et si non: changer d’endroit.

En attendant, vous pouvez aussi vérifier habilement trois composantes clés:

  • Regarder l’ensolleillement
  • Tester le type de sol en plusieurs endroits
  • Tester le ph du sol en plusieurs endroits

Puis adapter ce que vous allez planter en fonction de vos découvertes.

L’ensoleillement

En général c’est en hiver qu’on prépare son potager, et en printemps/été que l’ensoleillement est clé pour favoriser ou non la pousse. C’est pas pareil: il y a plus d’heures de soleil, plus haut dans le ciel en son point culminant en juin que mi-décembre. Ceci étant dit, regardez où sont situés les obstacles, les zones d’ombres et les arbres, et tenez-en compte.

Les aubergines, les melons, les piments et poivrons, les tomates demandent beaucoup de soleil. À l’inverse, les panais, patates, les salades, poireaux, oignons et échalottes, betterave et choux se portent très bien à l’ombre.

Le type de sol

Pour savoir si vôtre sol est plutôt sableux, argileux ou humifère, on peut effectuer le test suivant:

  • Prenez autant de bocaux ou pots de confiture vides que vous avez d’échantillons de sol à tester (selon si la surface est grande, s’il y a des pins ou sapins, si les adventices qui poussent sont très différentes d’un endroit à un autre…).
  • Mettez chaque échantillon dans un bocal, ajouter environ autant d’eau en volume. Marquez vos bocaux (croyez-moi, sinon on risque d’oublier qui est qui 😊)
  • Refermez les bocaux, agitez-les une bonne minute
  • Laissez reposer jusqu’à ce que l’eau qui surnage soit claire.

Le résultat dépend de comment les sédiments se sont déposé dans chaque bocal. Vous aurez 4 phases, de bas en haut: la phase argileuse, la phase humifère, la phase sableuse et l’eau. Le type de sol dépend de la prépondérance de chaque phase en comparaison aux autres.

Les sols argileux conviennent aux tomates, aubergines, choux, épinards, haricots; les sols humifères favorisent les concombres, courges, melons, poivrons et piments; alors qu’un sol sableux est préférable pour les ails, carottes, radis, mâche, navets, patates, panais…

Le pH

Quand vos bocaux sont frais (pas après quelques jours de décomposition de la matière qu’ils contiennent…) vous pouvez les utiliser pour tester le ph avec du papier pH: remuez et trempez simplement un petit morceau de papier dans la bouillasse.

Les courges, courgettes, piments, poivrons se plairont dans un sol plutôt acide, tandis que les laitues, poireaux, radis et tomates apprécieront un sol calcaire.

Une fois ces trois paramètres en tête, vous pouvez définir les différentes zones de vôtre potager, et les associer à la liste de légumes choisis plus haut. On est proches du placement final!

5. Qui s’entend bien avec qui?

La dernière étape pour avoir le plan final, consiste à considérer les plantes « amies »: celles qui vont se compléter dans les nutriments qu’elles piochent au sol sans se gêner, celles qui vont attirer les bons insectes et autres organismes pour l’autre et celles qui repousseront les pestes auxquelles l’autre est sensibles.

Petit conseil: selon les légumes que voaurez choisi, lisez sur internet, dans des livres, les associations qui vont bien. Par exemple, la tomate, le basilic et les oeuillets d’Inde… Il en existe des milliers. Et surtout: testez. Continuez ce qui fonctionne, laissez tomber ce qui ne donne pas de résultat.

Considérez aussi le type de légumes: haut, grimpant, racine? Un légume racine peut être planté tout prêt d’un légume / une fleur avec une grande tige, sur lequel s’enroulerait un légume grimpant, par exemple.

Sur vôtre plan de l’étape 1, placez un à un les légumes de vôtre liste en gardant ceci à l’esprit.

Et voilà, vous avez déterminé le placement final! Bravo 🤗🤗

Alors, vous plantez quoi cette année?

Si l’article te plait, met un petit pouce vers le haut pour m’encourager à continuer!


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Coudre sa garde-robe capsule

Hello!

Celà fait un certain temps maintenant que j’ai adopté une garde robe minimaliste, et le temps passant, les pièces s’abiment et doivent petit à petit être replacées.

J’ai voulu faire les boutiques, vraiment. Je suis allée dans des magasins, et là le souvenir de la campagne d’art magnifique menée par Igor Dobrowolski à Varsovie m’est revenue et j’ai eu envie d’aller vomir.

Alors j’ai commencé à chercher les sites « éthiques » et puis c’était relou, il fallait commander par internet, il y avait pas toujours les modèles que je cherchais et comment savoir si ça m’allait? Tout naturellement, l’idée a germé: Lily, prend ta machine à coudre.

À ce jour, j’ai déterminé les patrons qu’il me faudra réaliser pour quasiment toutes mes pièces (youpi!!) et j’en ai déjà cousu 2 – sur 37, je sais c’est pas énorme.

Quelques conseils de ma part si vous voulez débuter dans la confection de votre capsule wardrobe:

  • Démarrez déjà, sans même penser à la couture, par créer sur le papier votre garde-robe. Quelles pièces vous faut-il? Utilisez en premier lieu ce que vous avez déjà. Pas de panique, les pièces vont s’abimer croyez-moi.
  • Ensuite, éliminez le reste de votre dressing: vendez (sur Vinted par exemple), faites des tawashis et des torchons avec les pièces abimées, donnez, recyclez. Je vous conseille tout de même une mise au grenier pendant quelques mois, afins d’être sûr.e.s qu’aucune pièce ne vous manquera.
  • Confectionnez les pièces manquantes. Ça vous donnera une idée de la dose de travail nécessaire. Peut-être voudrez-vous quand même acheter certaines pièces (personnellement il ne me viendrait pas à l’idée de faire moi-même mes chaussures, j’ai donc cherché une marque étique et ça me va très bien comme ça!)
  • Au fur et à mesure qu’une pièce s’abime, cherchez un patron chouette, commandez votre tissus (bio, c’est plus sympa) et à vos machines!

Vous vous êtes aussi lancé.e.s dans la couture de votre garde-robe? Quels sont vos conseils?


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Bouchon recycling

Hello!

Depuis peu j’ai trouvé une petite astuce pour refermer les sachets quand on n’a pas super envie d’utiliser une pince à linge en plastique.

Me direz-vous, il en existe en bois. Certe. Ça m’empêche pas d’en avoir pas assez à la maison pour tout ce que j’ai à refermer 😁

Etant amatrice de vin, j’utilise donc une tranche de bouchon de liège recyclé pour l’occasion, dans laquelle je coupe une entaille. Et voilà! Ça prend une bonne vingtaine de secondes (ouh!) c’est gratuit et compostable.

Et vous, que faites-vous de vos vieux bouchons?


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Savon Noir (Blanc) Coco et Basilic (bio)

Dans le but de faire du savon liquide, du liquide vaisselle et de la lessive qui marchent vraiment (et qui ne se retrouvent pas pleins de grumeaux et inutilisables), je me suis lancée dans la confection du Savon Noir!

Bon, étant 100% huile de Coco, il est blanc, mais c’est un détail 😊

Il s’agit d’un savon à la potasse caustique, base forte (attention les mains, les yeux et les bronches) semblable à la soude caustique mais avec des indices de saponification differents.

Les conditions de sécurité sont les mêmes! Lisez ces précautions et protégez-vous correctement!

Le savon à la potasse caustique donne un savon mou type savon noir, soluble dans l’eau froide (seulement à un certain pourcentage, d’après mes observations). Il nettoie très bien, mousse beaucoup (en tous cas celui à la coco) et laisse les mains toutes douces! Je l’ai surgraissé à 5%.

Ingredients (2kg)

  • 1046g d’huile de Coco bio (sugraissage 5%, indice KOH 0,257)
  • 256g de Potasse Caustique (KOH)
  • 698g d’eau ou d’hydrolat (j’ai utilisé de l’hydrolat de Basilic)

Si vous changez le type d’huile, de base forte ou les quantités, recalculez vos dosages, par exemple avec SoapCalc

Méthode

Avec des gants, des lunettes de protection et un masque à cartouche 

Avec une balance de précision, peser l’hydrolat et la potasse dans deux récipients séparés. Toujours arrondir la potasse au grammage inférieur si besoin. Ajouter la potasse à l’eau en mélangeant (et PAS l’inverse !!), mélanger avec une cuillère en bois qui ne servira qu’à la confection de savon. Il faut qu’il ne reste plus de grumeaux, le mélange peut être encore chaud (la réaction est exothermique).

Faire fondre au bain marie l’huile de coco dans une grande casserole, sans la faire bouillir. Ajouter la lessive de potasse à l’huiles chaude (et PAS l’inverse !!), tout en mélangeant au mixeur-plongeur, sur feux doux.

Mixer quelques minutes sur feu doux jusqu’à obtenir l’épaississement du mélange, appelé la trace du savon. Cette trace doit être assez épaisse, mais ne pas attendre trop car sinon le savon devient mou et plus difficile à mettre dans un récipient. Quand le mélange commence à avoir une belle consistance, verser dans un grand bocal à l’aide d’une louche, par exemple. Tester le PH avec du papier PH, vous devez vous trouver proche de 7. Nettoyer les instruments et les contenants à l’eau et au savon, puis rincer au vinaigre blanc.

A vos casseroles, et bonne tambouille!


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Organic Soap Olive, Coco, Shea Butter and Sweet Almonds (5% overfat) with Cold Processing

french flag

Here is a receipt of sweet almond cold processing soap, overfat and very sweet for sensitive skins. It does not excessively foam but enough, in return for an incredible softness!

Before you start, the elements we manipulate are dangerous so please read carefully those security precautions!

Ingredients (1kg) – 7,53€ / kg

  • 455g Olive Oil (NaOH index=0,135)
  • 70g Coco Oil (NaOH index=0,183)
  • 70g Shea Butter (NaOH index=0,132)
  • 105g Sweet Almond Oil (NaOH index=0,139)
  • 92,6g Caustic Soda (NaOH) – to recalculate
  • 266g Water

Method

With gloves, protection glasses and a mask with cartridges! Using a precise scale (accurate to the nearest gram), weight in two separate recipients the water and the caustic soda. Always round the caustic soda to the lowest gram, if needed. Add the soda to the water (and NEVER the opposite, risk is 3rd degree burns!!) to make caustic soda lye, mix with a wooden spoon that will only be used for soap making. The mixture heats, let it cool down until it reaches a temperature below 50°C.

Melt together the oils and butter in a big plate, mix with a mixer-diver until the mixture  reaches a temperature below 50°C. Then, add the lye to the oils (and NEVER the opposite!!), and keep mixing with the mixer-diver.

Mix until the mixture thickens, it is called the trace of the soap. This trace should not be too thick; so that you can still put the mixture into a soap mold. When the right consistence is obtained, put it in the mold(s). Wash the instruments and plates by rincing it with white vinegar, then with your usual dish soap. It should all never be reused for anything else than soap making.

After 48h, unmold the soap with gloves, then cut it if needed, and let it rest in a cure for 3 weeks.

Let’s soap!


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Gommage bio Coco-Café

Hey les p’tits loups!

Les gommages en mode micro-billes de plastiques NON MERCI, en plus ça coûte une blindasse. Quand on sait qu’il suffit de mélanger un peu de marc de café (bio c’est mieux) avec une cuillère d’huile de coco bio…

Ca prend 2 secondes au moment de nettoyer son café (en capsule rechargeable par exemple!) et on stocke le petit pot dans la salle de bain pour la prochaine douche!

Verdict: la peau est exfoliée mais aussi nourrie: super douce avec l’action du café et hyper bien hydratée grâce à l’huile de coco… petit bonus, elle sent super bon quand on aime l’huile de coco! Je l’utilise régulièrement 😊 😋

Et vous? Quel est votre recette de gommage favorite?


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Le Sac à Pain

Coucou!

On met le papier du pain et des croissants à la poubelle environ 1 seconde après être rentrés à la maison (c’est prouvé par des grandes études de foufous).

Parce que perso, ça me gonfle un peu, je me suis cousu un petit sac à pain! En gros il est rectangulaire, rien de bien compliqué, avec un petit rabat en trapèze, un bouton pour fermer, une fermeture à lacet et des bretelles.

J’ai ajouté un petit sachet à pains au chocolats pour aller avec.

(Bien sûr le café sur la photo a été fait avec ma capsule rechargeable!)

Et comme j’avais des chutes, j’en ai profité pour coudre une petite bourse qui va avec, comme ça je trouve toujours ma monnaie pour le pain 😉

Et vous? Ça vous dirait de coudre un sac à pain?


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Savon Bio Thym, Arbre à Thé et Menthe Poivrée

Mettez ensemble l’arbre à thé, la menthe poivrée et le thym, dans un savon sans aucun mauvais additif, et vous obtiendrez un cocktail anti-acné incroyable! On y va?

Avant de démarrer, les éléments que l’on manipule sont dangereux donc lisez cez précautions de sécurité!

Ingrédients

  • 6,6g de cire d’abeille bio (1%, indice NaOH 0,067)
  • 229,25g de beurre de Karité bio (30%+ 5% surgraissage, indice NaOH 0,128)
  • 196,5g d’huile de Coco bio (30%, indice NaOH 0,183)
  • 255,45g d’huile d’Olive bio (39%, indice NaOH 0,135)
  • 96g de Soude Caustique
  • 216g d’eau
  • Environ 30g de thym séché
  • Quelques gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé
  • Quelques gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée

Méthode

Une semaine plus tôt: mettre le thym à infuser dans l’huile d’olive, personnellement j’ai utilisé un morceau de vieux collant noué pour filtre: Chauffer l’huile avec le thym pendant une vingtaine de minutes environ dans un récipient couvert. Puis, laisser refroidir et infuser environ une semaine.

Avec des gants, des lunettes de protection et un masque à cartouche Avec une balance de précision, peser l’eau et la soude dans deux récipients séparés. Toujours arrondir la soude au grammage inférieur si besoin. Ajouter la soude à l’eau en mélangeant (et PAS l’inverse !!) pour effectuer une lessive de soude, mélanger avec une cuillère en bois qui ne servira qu’à la confection de savon. Le mélange chauffe, laisser refroidir en mélangeant de temps en temps jusqu’à ce que la température atteigne moins de 50°C.

Retirer le thym de l’huile d’olive, et peser l’huile avec précision en prenant soin de rajouter de l’huile si besoin. Il est extrêmement important d’utiliser la quantité exacte d’huile.

Faire fondre au bain marie les cires, huiles et beurres ensemble dans un grand saladier, mélanger au mixeur-plongeur jusqu’à ce que le mélange refroidisse à moins de 50°C. Ajouter la lessive de soude aux huiles (et PAS l’inverse !!), tout en mélangeant au mixeur-plongeur.

Mixer quelques minutes jusqu’à obtenir l’épaississement du mélange, appelé la trace du savon. Cette trace ne doit pas être trop épaisse pour pouvoir mettre en moules. Quand la consistance voulue est obtenue, ajouter les huiles essentielles de menthe poivrée et d’arbre à thé, tout en continuant de mixer.

Une fois le mélange bien homogène, verser dans le(s) moule(s). Démouler avec des gants au bout de 48h, puis laisser reposer 3 semaines en cure. Nettoyer les instruments et les contenants à l’eau et au savon, puis rincer au vinaigre blanc.

À vos casseroles, et bonne tambouille!


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Le savon: introduction et sécurité

Hello!

Quand on fait du savon, il est extrêmement important de comprendre ce qu’on fait et de bien se protéger, à cause de la dangerosité des produits qu’on utilise et notemment la Soude Caustique.

La soude quoi?

Rien à voir avec les « cristaux de soude » (ou carbonate de sodium: Na2CO3) ou le « bicarbonate de soude » (ou hydrogénocarbonate de sodium: NaHCO3). Quand on parle de soude caustique, on parle de l’hydroxide de sodium, de formule chimique NaOH.

Il s’agit d’un élément dangereux car très basique (pH très élevé). En contact avec les yeux, on devient simplement aveugle, avec la peau la soude fait des trous dans la peau et les vapeurs de soudes sont très irritantes pour les bronches.

En effet, la soude cherche à se saponifier avec le gras de nos cellules, tout en faisant des trous. En plus, ça brûle car la réaction est exothermique.

Si on se retrouve avec de la soude caustique sur la peau nue, on peut rincer au vinaigre puis appliquer de l’huile ou un corps très gras. Mais quoiqu’il arrive, on appelle le centre anti-poison le plus proche RAPIDEMENT.

Comment se protéger?

Il faut déjà travailler dans un endroit TRÈS bien ventilé, personnellement je me mets dehors.

Ensuite, on protège ses bronches des vapeurs de soude, qui se dégagent lorsque la soude est mélangée à l’eau: le mélange chauffe et les vapeurs sont irritantes. Pour ceci, on met un masque à cartouches.

On protège ses yeux, des vapeurs et des projections, avec des lunettes.

On protège ses mains avec des gants résistants.

On protège sa peau des projections avec des manches longues, jambes couvertes, chaussures fermées. Personnellement je me suis achetée une blouse de chimiste il y a longtemps, que je mets pour faire mes savons.

Enfin, on protège son plan de travail des projections. En effet, personne n’a super envie que les enfants, les amis, la famille, passent juste après une séance savon et se brûlent avec les petites gouttes qui restent.

On en achète où?

En général, la soude caustique est disponible en magasins de bricolage. Elle peut se présenter en petites billes ou en lessive de soude, déjà mélangée à l’eau à un certain pourcentage. Du coup, selon la forme que l’on achète, on ne va pas calculer la quantité de la même façon.

Dans toutes mes recettes disponibles sur ce blog, la soude utilisée est pure (en billes), du NaOH sans eau.

C’est quoi la saponification?

La quantité de soude caustique que l’on utilise pour la saponification doit être extrêmement précise et calculée avec soin. On doit donc peser la soude au gramme près, pour surtout qu’il n’y en ait pas trop!

En effet, chaque corps gras possède un indice de saponification particulier, un chiffre correspondant exactement au nombre de gramme de soude caustique dont il y a besoin pour faire saponifier un gramme de ce corps gras.

Par exemple, l’indice de saponification NaOH de l’huile d’olive est 0,135: il faut donc exactement 0,135g de soude pour saponifier 1g d’huile d’olive.

Pour calculer la quantité de soude quand on formule un savon (ou que l’on change les quantités de mes recettes 😊), on peut effectuer le calcul à la main ou utiliser un calculateur en ligne, type SoapCalc qui est gratuit.

La réaction

La réaction de saponification est la suivante (en gros):

Huile + soude = savon + glycérine

  • Si on met trop de soude, on a un savon caustique, donc trop basique, dans lequel il va rester de la soude (huile + soude = savon + glycérine + soude)
  • Si on met trop d’huile, on a un savon, surgras, dans lequel il restera de l’huile (huile + soude = savon + glycérine + huile).
  • En saponification à froid, on mélange la soude à de l’eau d’abord pour en réalité faire réagir l’huile avec une lessive de soude. On utilise en général 33 à 38% du poids total des huiles en eau.
  • Pour qu’un savon soit bon pour la peau, on le surgraisse (en général entre 3 et 8%, selon les huiles qui le composent).
  • La réaction n’est pas terminée juste après le mélange des huiles et de la soude, elle prend plus de temps que cela. On dit que l’on peut démouler un savon au bout de quelques jours (dépendant du type d’huile), mais qu’il faut au moins 3 semaines de cure ou l’on laisse le savon sécher avant de l’utiliser.

Calcul à la main (surgraissage à la base)

D’après ce qu’on a dit plus haut: Pour i l’indice de saponification de l’huile et x le poids de l’huile qui va saponifier, si l’on veut faire un savon d’1kg, donc 1000g de savon. Voilà comment déterminer les poids en eau, huile et soude:

Poids de savon = poids de soude + poids de l’huile + poids en eau + surgraissage en huile

1000 = i * x + x + (33 * x)/100 + (5 * x)/100

<=> x = 1000/(i + 1 + 0,33 + 0,05)

On aura donc:

  • x + 0,05 * x grammes d’huile
  • i * x grammes de soude
  • 0,33 * x grammes d’eau

Mélanger plusieurs huiles

Si l’on mélange plusieurs huiles A et B, elles auront un indice de saponification différent et on va les ajouter dans le calcul. Par exemple avec deux huiles d’indices de saponifications i et j, la quantité respective d’huile qui va saponifier sera x et y. Si on veut 40% d’huile A, 60% d’huile B et surgraisser avec l’huile B. On aura:

Poids de savon total = poids de soude correspondant à l’huile A + poids de l’huile A + poids en eau pour l’huile A + poids de soude correspondant à l’huile B + poids de l’huile B + poids en eau pour l’huile B + surgraissage en huile total

Se transforme en système de deux équations:

(1) 1000 = i * x + x + (33 * x)/100 + j * y + y + (33 * y)/100 + (5 * (x + y))/100

(2) x * 40/100 + y * 60/100 = 1

Il suffit donc de les résoudre avec les bonnes valeurs pour obtenir ses quantités:

(2) <=> x = (1-60 * y)/40

(1) + (2) <=> 1000 = (i + 138)/40 + y * (j + (i/40) + 157/200)

Au total:

y = ( 1000 – (i+138) / 40 ) / ( j+ (i/40) + 157/200) grammes d’huile B

x = (1 – 60*y)/40 grammes d’huile A

x * i + y * j grammes de soude

33 * (x+y) / 100 grammes d’eau

Amusez-vous bien!

Quel surgraissage?

On peut surgraisser à la base ou à la trace, soit ajouter l’huile en plus en même temps que le reste de l’huile, où l’ajouter lors de la trace du savon. Dans le dernier cas, contrairement au calcul effectué juste avant, la quantité d’huile ajouté à la trace ne doit pas être comptée dans le calcul des quantités d’eau et de soude.

Le taux de surgraissage à utiliser pour un savon qui soit assez doux pour la peau, peut varier entre 3 et 30%, dépendant de l’huile utilisée. Sur le site des Lys Blanc de Vénus, vous pouvez trouver un petit tableau qui donne des indications. Attention avec les informations données, le site SoapSession dit aussi que le savons 100% coco n’est pas si agressif que ça pour la peau donc il n’y aurait pas besoin de surgraisser à 30% si ce n’est pour profiter des bienfaits de l’huile de coco. je peux confirmer à 100% cette dernière info, pour l’avoir essayé (je l’avais surgraissé à 5%… je l’ai trouvé très doux).

En gros: cherchez des informations un peu partout mais faites aussi vos propres essais (muni.e.s de votre meilleur pote le PAPIER PH!!).

Où trouver les indices de saponification?

Sur internet. Il doit sûrement y avoir aussi des livres. En tous cas, c’est bien d’avoir plusieurs sources qui disent la même chose, afin d’être certain.e de ce que l’on fait.

Une petite subtilité à connaître, souvent les tables présentent deux indices: l’indice de saponification NaOH et l’indice de saponification KOH. Pour un savons à la soude caustique, celui qui nous intéresse est bien évidemment l’indice NaOH! L’autre est utile si vous faites un savon liquide en utilisant de la potasse caustique (KOH) au lieu de la soude.

SoapCalc est une référence, plutôt bien vérifiée, bien qu’elle ne contienne pas toutes les huiles possibles et imaginables. C’est tout de même très complet.

RêvonsSavon contient aussi une table de référence.

Cherchez, faites votre choix et SURTOUT, ne vous plantez pas (l’indice de saponification détermine combien de soude vous allez mettre.)

Quelle huile utiliser du coup?

SoapCalc fournit des indices de pouvoir lavant, moussant, fondant etc lorsque l’on souhaite formuler un savon.

Il y a Karine qui a fait un travail fabuleux en formulant des savons avec une seule huile chaque mois jusqu’à devenir une référence quant à quelle huile et combien d’huile mettre pour un savon plus ou moins doux, plus ou moins mousseux: c’est dans son site SoapSession!


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© Aurélie Bregeon