Mai au potager

Le mois de Mai, c’est le mois tant attendu au potager, celui où l’on plante la plupart des légumes-fruits d’été. On attend en général les « Saints de glace », la St Mamert, St Pancrace et St Servais – les 11, 12 et 13 Mai.

Traditionnellement avant ces dates, on peut en théorie encore avoir des gelées. Après avec le réchauffement climatique (et un bon paillis) on peut commencer sur les 15 jours qui précèdent, si la région le permet.


Les semis


J’ai semé des salades, des radis, des radis noirs d’automne (un peu tôt, j’ai tenté!), de la mâche, de la roquette directement en terre. Ces semis seront à réitérer tous les 2-3 semaines pour une récolte qui s’étalera sur autant de mois que possible.

Côté plantes condiments, j’ai aussi semé un peu de ciboulette, qui est sortie en une semaine à peine. Le basilic et le persil sortent peut-être, mais ce sont aussi peut-être des adventices… affaire à suivre.


A repiquer


Au potager, j’ai aussi repiqué des plants de butternut (fait maison), d’aubergine, de tomate (maison et acheté), de melon, de pastèque, de courgettes, de potimarron, de concombre et de cornichon (achetés aussi…). Mes deux butternuts se sont fait dévorer en deux nuits, et le cornichon a pris une grosse claque. J’ai perdu aussi un plant de melon. Sur ce, j’ai décidé de traiter (au Ferramol) pour limiter la casse et quand même ramasser des choses cette année. Je suis triste d’en être arrivée à cette extrémité, moi qui voulait éviter totalement les traitements; mais je ne suis pas du tout assez expérimentée pour m’en passer.

Pour semer les courges, j’ai d’abord fauché la moutarde en fleurs sur deux carrés. En voyant les abailles et autres pollénisateurs que ces fleurs attiraient en abondance (et c’est le moins que l’on puisse dire!!), j’ai changé d’avis et j’ai gardé 3 carrés complets, que je laisserais monter en graines. Le fauchage n’a pas du tout eu l’effet escompté: les plants de moutarde repoussent au bouts de quelques jours, et le paillis laissé au sol est carrément maigre (c’est comme un non-paillis en fait). Je l’ai certainement mal exécuté, mais je ne referais pas cette technique sans en avoir appris d’avantage.

Les oignons et échalottes plantés en cailleux poussent autant qu’ils peuvent. L’ail n’a laissé sortir que 2 maigres tiges, je pense que c’était de faux « issus de l’agriculture biologique » (« et mon arrière train » comme disait l’autre). Les oignons que j’ai semé cette année et repiqué en Mars beaucoup trop tôt sont tous bel et bien vivants et en pleine santé! Incroyable.

Les panais, betteraves et navets ont laissé apparaître quelques feuilles. Comme je n’y connais rien, je ne sais pas si ce sont les plantes que j’ai mis ou des adventices… On apprend en faisant!

Les carottes commencent tout juste à sortir de terre, elles en ont mis un temps! Où alors peut-être que je ne suis pas assez patiente…

Les pommes de terre du mois dernier sont tellement bien sorties que j’en ai replanté début Mai, qui sont aussi sorties, encore plus rapidement.

Verger

Le verger


Les cerises et les merises commencent à rougir. Le cerisier que l’on a est un griotte donc elles ne sont pas encore noires, il va falloir patienter une ou deux semaines avant de commencer à faire des pâtisseries et des confitures.

Les mirabelles sont encore vertes. Les prunes aussi. Je pense que nous aurons peu de mirabelles cette année et peu de prunes, mais BEAUCOUP de quetsches (ça va être la foire au pruneau!).

Les pommes et poires grossissent à vue d’oeil. Il parait qu’il faut les éclaircir lorsque les fruits commencent à être assez gros, environ à la moitié de la taille à maturité: je devrais m’y mettre dans les jours qui viennent pour les pommes. La récolte s’annonce aussi très, très bonne pour le moment.

Les sureaux terminent tranquillement leur floraison. On peut ramasser les fleurs pour en faire de la limonade! Ou simplement les faire sécher, et les préparer en tisane en cas de rhume ou de grippe – il parait que ça aide.

Sur les arbres plantés cette année (juste avant une bonne 40aine de jours sans pluie…) seuls 3 marronniers ont survécu, le pêcher est mort de soif et le citronnier s’est fait refaire la coupe par les limaces – à mon avis il ne fera pas long feu.

Les vignes arborent leurs premières grappes: il faudra tailler en vert dans les prochains jours, c’est à dire couper juste après la première feuille après chaque grappe.

Fraises

Les petits fruits


Côtés petits fruits, les fraises donnent comme des folles, tout le monde s’en remplit largement la panse. Même pas le temps de faire des confitures!

Le framboisier fait des petites framboises vertes que j’ai hâte de voir mûrir. Les muriers ont bien pris racine, ils semblent se plairent là ou je les ais repiqués.

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Avril au potager

Coucou! En Avril, on ne se découvre pas d’un fil… sauf quand la météo a deux mois d’avance!

Bien qu’il soit tentant de planter un peu plus tôt, les tomates et autres solonacées attendront le mois prochain.


A faire en particulier


Mirabellier repiqué

Ici, on a repiqué quelques rejetons fruitiers (mirabelles et quetsches) au potager afin d’y apporter de l’intrant naturel avec les futurs fruits et feuilles en décomposition. J’ai aussi planté un petit citronnier dont j’avais semé les pépins l’an dernier, et un gincko-biloba que nous avions en pot.

C’est ici que les choses se corsent: en plus de faire attention à la place que prennent les racines et donc le périmètre dont l’arbre à besoin; il a fallu sélectionner les emplacements en réfléchissant bien à l’ensoleillement actuel et futur:

Où mettre les grands arbres? Quelle ombre pour plus tard? Le citronnier doit aussi pouvoir rester au soleil toute l’année, et il faut garder une portion d’ensoleillement pour les futures tomates aussi! Un vrai casse tête!


Les semis


Semis

Les semis quant à eux, sont un peu minables: avec zéro intrant dans le godets, les tomates, poivrons et aubergines n’ont pas beaucoup poussé. Pour l’an prochain, je les mettrais dans du compost.

J’ai refais des semis de potimarron qui n’avaient pas du tout pris, et j’en ai replanté deux direcement au potager à la germination, pour tester.

J’avais mis les poireaux dans une clayette très peu profonde, bien qu’ils poussent comme des rois. Par peur qu’ils n’atteignent jamais la taille d’un crayon, j’en ai donc déjà planté la moitié – ça fait quand même une centaine! L’autre moitié attendra 15 jours, s’ils vivent jusque-là. En tous cas pour 4 personnes, une clayette de semis suffit.

Les pastèques poussent aussi très lentement, on verra le mois prochain!


A planter


Potager

Au potager, j’ai repiqué quelques salades qui se sont aussitôt fait dévorer. J’en ai semé à nouveau sous couvert, et je protègerais au prochain repiquage avec un grillage et surement du plastique (😕) pour barrer la route aux gastéropodes.

Mon engrais vert, la moutarde, commence à bien pousser. On attendra certainement le mois prochain pour la faucher.

Les oignons et échalottes plantés en cailleux se portent extrêmement bien, ils sont bien sortis de terre. L’ail en revanche, prend son temps. Les oignons que j’ai semé cette année et repiqué en Mars sont encore en vie, mais ne poussent pas bien vite.

Les panais, betteraves et navets ne pointent pas encore le bout de leur cotylédons.

Côté nouvelles plantation, j’ai donc repiqué une centaine de poireaux beaucoup trop jeunes. J’ai aussi mis en terre des patates sur un carré. J’ai re-semé des carottes (histoire de vider les sachets qui ne germent pas) sans beaucoup d’attente.

J’ai semé à la volée du persil et du basilic, que j’ai recouvert d’une fine couche de paille.

Enfin, pour fertiliser, j’ai étalé les drêches d’un brassin de bière fait maison directement sur l’un des carrés. On verra ce qui y pousse!


Le verger


Verger

Au verger, les prunes et mirabelles n’ont plus de fleurs mais de petits fruits verts commencent à apparaitre. Les pommiers, cerisier et poiriers sont en fleurs et c’est magnifique! Les noyers commencent à sortir leur feuillage.

J’ai planté quelques marronniers, un pêcher et un autre citronnier à partir de petites pousses; pour le moment ils semblent avoir survécu au repiquage.

Les vignes aussi ont leurs premières feuilles, je les avais taillées un peu sévèrement cet hiver et j’avais peur qu’elles ne repartent pas… mais si 😍!


Les petits fruits


Fraises

Côtés petits fruits, les fraises fleurissent a foison et les framboises bourgeonnent. J’ai aussi planté quelques marcottes de mûriers, affaire à suivre!

Vivement le mois prochain pour de nouvelles aventures!!

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Les clés d’un bon compost

Un bon compost quand il est prêt à l’emploi, est brun foncé presque noir et sent l’humus. S’il peut rester quelques “morceaux”, ceux-ci ne sont pas identifiables et grosso modo l’aspect doit ressembler à du terreau.

Atteindre cette perfection demande un peu de temps, l’aide de quelques auxiliaires de jardin et un peu de discipline, mais rien de compliqué!

Je vais vous parler ici d’une des manières-nombreuses-de faire son compost chez soi.

1. Où placer son bac?

Tout d’abord il est bon d’avoir 3 bacs et un seau, et non un seul bac:

  • Le seau servira pour tous les jours, à stocker les déchets ménagers à composter. Il devra être vidé régulièrement (au moins une fois par semaine)
  • Un bac pour stocker la matière brune, peu présente dans les déchets ménagers et pourtant indispensable au compost (Pour l’instant chez moi c’est un simple tas…)
  • Un bac pour le compost “en cours” – celui auxquel on ajoute de la matière régulièrement
  • Un dernier bac pour le compost qui mature et sera bientôt prêt à être utilisé

Il faut placer ces bacs à l’ombre, et s’assurer qu’ils disposent d’un couvercle non hermétique, pour les protéger d’une sécheresse trop intense et de la pluie qui détremperait le compost.

Les bacs ne doivent pas être hermétiquement fermés au dessous: le compost a besoin de respirer, et vous avez besoin de laisser passer les auxiliaires jardiniers! J’ai mis un grillage pour les miens.

2. L’apport de compost

Tous les matériaux biodégradables sont compostables. En revanche, mieux vaut éviter les déchets carnés pour ne pas trop avoir de nuisibles.

Il y a selon moi 3 règles d’or à suivre:

  • La règle des 2/3 – 1/3 à chaque apport de compost, on doit apporter 2/3 de matière azotée ou matière verte, pour 1/3 de matière brune. On verra dans le prochain paragraphe qui se classifie où. Donc pour chaque apport d’un seau à compost de déchets ménagers (à dominante azotée à priori), on doit ajouter un demi seau de matière brune provenant du bac à matière brune.
  • La règle de la Mouille le compost doit toujours être humide – mais non détrempé. En cas de sécheresse ou d’un nouvel apport très sec, il ne faut pas hésiter à arroser un peu le compost
  • La règle du SHAKEITUP! À chaque apport de déchets (ou si ceux-ci sont trop espacés, chaque semaine au moins), il faut mélanger tout le compost du bac “en cours” et en profiter pour mélanger un peu celui du bac “mature” de temps en temps. On peut pour cela utiliser une fourche ou une tarrière, même les mains si on veut 💩 mais c’est important de le faire

3. Les types de déchets et comment les préparer

On distingue 3 types de déchets.

  1. Ceux qui sont équilibrés, n’entrent pas dans le calcul des 2/3 – 1/3 quand ils sont ajoutés au bac à compost “en cours”. Il s’agit par exemple:
    • marc de café, sachet ou feuilles de thé
    • plantes, herbes sèches
    • fumier
  2. les déchets azotés, qui viennent généralement de la cuisine mais pas seulement. Pensez a y ajouter la moitié de matière brune en les incorporant, et à les couper en morceaux pour un compostage plus rapide:
    • épluchures
    • tonte ou feuilles fraiches
    • légumes moisis (on n’espère pas trop souvent!)
    • restes de nourriture végétarienne
  3. la matière brune, à dominance carbone, que l’on ajoute à la matière verte vous l’aurez compris
    • copaux, sciure ou broyat de bois
    • feuilles mortes ou branchages coupés petit
    • paille
    • carton, papier

4. Comment se fait le compost et quand s’en servir?

Les auxiliaires jardiniers dont on parlait plus haut sont les vers de terre, vers blancs, musaraignes, insectes en tous genres types cloportes, etc. Il est important de les laisser habiter dans votre compost, bien qu’il soit tentant de virer les gros vers blanc “un peu gluants, mais appétissants”, par exemple.

Ce sont eux qui transforment les éléments qu’on leur apporte en compost, pour peu qu’on leur fasse des petits morceaux 😜

Avant utilisation, il faut s’assurer que dans le bac “mature”, ça sent le sous bois, il n’y a plus de gros morceaux, plus de pelure identifiable et que la matière a une belle consistance bien tendre et homogène.

Si ces conditions sont réunies, lorsque le bac “en cours” est plein, on vide le bac “mature” au jardin et on échange les rôles entre ces deux derniers: le bac “en cours” devient plein de compost qui mature et l’autre devient “en cours”.

Alors, ça vous dit de composter vous aussi?


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