Bien dans sa tête…


A l’instar de notre corps, il est de notre responsabilité de prendre soin de notre santé mentale. En effet, c’est nous qui sommes les premiers impactés – positivement ou négativement – et personne ne va le faire pour nous.

Je trouve fascinant le fait que notre cerveau, amas de neurones enfermé à l’intérieur de notre boite cranienne, soit sans cesse en train de reconstruire, d’halluciner la réalité du monde extérieur au travers d’impulsions electriques qui lui sont renvoyés par les differents organes. Cela donne une perpective en plus sur le pouvoir que nous avons sur notre bien-être mental.

Il existe des maladies, des dérèglements hormonaux et tout plein d’autres facteurs qui affectent notre santé mentale et cet article n’a pas pour but de vous culpabiliser, si vous en souffrez ou pensez en souffrir. Il ne pourra certainement pas vous être utile du tout à les régler; le mieux dans ce cas est d’être suivi par un professionnel, un bon point d’entrée étant une discussion avec son médecin traitant.

Je suis convaincue que le bien être mental se construit de plusieurs sources de manière compliqué; l’une d’entre elle et non des moindres étant le but que nous donnons (ou non), à notre vie – en d’autre termes, notre culte.

Chacun d’entre nous s’adonne à un culte, même les plus athées. Ceux qui vouent leur culte à la science n’auront jamais assez de réponses, ceux qui vouent leur culte à l’argent voudront toujours plus de choses et de matériel, ce qui vouent un culte à l’art ne seront jamais assez bons, ceux qui vouent un culte à quelque Dieu que ce soit ne seront jamais assez exemplaires.

Nous pouvons aussi appeler ce culte notre « raison de vivre », notre « voie », notre « ikigai ». Ici se trouvent le mien ainsi que mes pensées, toutes personnelles qu’elles soient. Ces pensées sont les miennes et n’engagent que moi. J’aime toujours lire les partages des autres sur le sujet… Alors bonne lecture!

Arrêter le café?

Je suis dépendante au café. J’en prends chaque matin depuis que j’ai 15 ans à peu près, ma mère voulait balancer son vieux percolateur et pour une raison […]

Une raison de vivre

Il y a ce discours commun qu’on entend de manière récurrente, qui dit que pour être heureux, pour vivre pleinement il faut vivre passionné, vivre pour un but, […]

Être heureux

Comment être heureux? Est-ce dépendant de ce que l’on a ou bien une capacité intrinsèque? Laissez-moi vous partager ce que j’ai pu apprendre sur cette question. Nic Marks […]

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Une raison de vivre

Il y a ce discours commun qu’on entend de manière récurrente, qui dit que pour être heureux, pour vivre pleinement il faut vivre passionné, vivre pour un but, avoir une raison d’être.

Ce chemin de vie, cet Ikigai qui nous laisserait constamment motivé et serait une source sans fin d’énergie, à la croisée entre ce que l’on aime, ce qui est utile à soi et aux autres.


Je me suis toujours dit que la raison pour laquelle je vis, c’est surtout parce qu’on m’a donné la vie (non, sans rire). Je n’avais pas d’autre raison ou mission particulière que celle de rester en vie, et de travailler à en améliorer les conditions du mieux que je pouvais, poussée par une volonté qui n’est est pas une, un instinct de survie.

J’aime la vie. Je suis de ces personnes qui regardent autours d’elles quand elles marchent, qui voient de la beauté dans les feuilles d’automnes qui tombent, qui entendent de la musique dans le chant des oiseaux et le bruit du vent, qui sourient en fermant les yeux quand l’air sent la pluie.


Et puis en 2014, j’ai eu un accident de la route. Un accident grave, un accident dont, quand on le voit arriver, on se dit que ce sera le dernier. Pendant cette brève mais intense image de l’arbre qui s’approchait à 90km/h de mon siège de passagère, je me suis réellement dit que j’allais mourir. Et sur le coup, je me suis demandée: « est-ce que c’est ok? ». Alors ces brèves pensées m’ont traversé l’esprit: j’ai terminé mes études et été diplomée, je suis ingénieure, j’ai un métier qui me plait, j’ai mon homme que j’aime, des amis, un famille, une voiture… j’ai listé ce que je possédais, encore plus que qui j’étais devenue , et après ce constat j’en ai déduit que j’étais « ok » avec le fait de mourir, à ce moment-là.

Et puis j’ai fermé les yeux, tout mon corps s’est crispé à l’impact. Je me souviens qu’en ouvrant les yeux, tout était grisâtre et l’air empestait le gaz contenu dans l’airbag. On m’a dit plus tard que c’est du gaz anti-combustion. Une personne s’est arrêté et a eu le réflexe de débrancher immédiatement la batterie de la voiture, puis a tiré de toutes ses forces sur la portière de la voiture. Je me suis retrouvée hébétée, sur l’herbe mouillée d’un matin de Décembre, bredouillant que ma guitare avait dû etre cassée et me demandant comment on allait pouvoir prendre un train pour continuer le trajet…. avant d’être durement revenue à la réalité par la douleur et la vue de la personne que j’aimais le plus au monde qui souffrait et m’inquiétait beaucoup.

Finalement après quelques heures de prise en charge, d’examens, d’attente et de douleur, je suis revenue sur ma réponse à la question. Non. Je n’était pas « ok » avec le fait de mourir, mais alors pas du tout. Je n’avais pas tout envisagé… alors j’ai commencé à réfléchir à pourquoi, ce n’était pas « ok ».


Aujourd’hui avec un bout de chemin parcouru en plus, ma raison de vivre est toujours que l’on m’a donné la vie. Elle a failli m’être reprise trop tôt, et je n’en suis qu’encore plus intentionnelle qu’avant dans ma philosophie épicurienne – sans être hédoniste – selon laquelle j’aime comme si j’allais mourir demain et j’apprends, je construis comme si j’allais vivre pour toujours.

Construire comme si on allait vivre pour toujours a démarré pour moi avec la construction d’une famille, puis j’ai commencé à m’intéresser au monde autour de moi et à ce qu’il avait de forte chance de devenir, afin de savoir y faire face. Je suis rentrée dans une volonté d’apprentissage constant en vue que chaque aspect de ma vie soit le plus durable possible et fasse part d’un tout. En ce sens, j’ai d’abord eu l’ambition de réduire au maximum mon emprunte carbone, avant de me rendre compte que le processus dans lequel j’avais la volonté de m’engager était plus complet et complexe que cela, et englobe le concept de résilience dans son ensemble.

Aimer comme si j’allais mourir demain se traduit par l’amour que je porte bien entendu aux personnes, et surtout mes enfants maintenant que je ne suis plus ma propre priorité. Mais aussi il s’agit d’amour pour les êtres et les choses qui évoluent ainsi que les écosytèmes qui les unissent. En terme de valeur, je le traduit par l’empathie, une volonté de comprendre et d’apprendre à ressentir au delà de mon être. J’ai toujours pensé que l’amour était ce qui faisait tourner le monde, était la clé de ce fragile équilibre entre guerre et paix – aujourd’hui je veux y croire encore plus que jamais.


La résilience et l’empathie sont mes valeurs, mes pilliers. Elles guident chacun de mes choix, des plus simples aux plus complexes. Du choix de ce que je mange, comment je me loge, qui sont mes amis, où je travaille, comment je me déplace, où je vais en vacances, ce que j’enseigne à mes enfants… la liste est longue! Mais que les choix sont faciles lorsqu’ils sont éclairés par des valeurs qui nous correspondent!

Ce qui devient difficile ensuite, c’est lorqu’on se laisse porter par les choix des autres ou que l’on fait des actions contraires à ses valeurs (par habitude, par exemple…) . Dans ces cas-là, étant donné que les valeurs sont connues, il est trop aisé de tomber dans le schéma manichéen du bien et du mal, de placer ses actions par opposition à ses valeurs et de s’infliger un shéma de pensée irrationnel de distorsion cognitive.

Je ne crois pas non plus que la définition de ces valeurs puisse être une source intarissable d’énergie, pour moi l’energie se gère, indépendemment du chemin que l’on souhaite emprunter dans la vie.


Comme quoi la vie ne devient pas d’un coup totalement rose, même lorsque l’on trouve sa voie… Et vous, vous avez trouvé la vôtre?

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Être heureux

Comment être heureux? Est-ce dépendant de ce que l’on a ou bien une capacité intrinsèque? Laissez-moi vous partager ce que j’ai pu apprendre sur cette question.

Nic Marks est mathématicien statisticien, et dans sa conférence (en anglais) « The Happy Planet Index« , il s’intéresse dans une première partie à classifier les pays en fonction non de leur PIB ou taux de croissance, mais d’un nouvel index rassemblant beaucoup d’autres données telles que l’espérance de vie, le taux de scolarisation, les déchets générés… c’est très intéressant, je conseille grandement!

La seconde partie se focalise, elle, sur le sujet de mon article: comment être heureux? Que peut-on faire chaque jour afin de rendre sa vie meilleure? Voici ce que les études de Nic et ses collègues ont donné sur le sujet.

1. Connecter

Rester connecté avec sa famille, ses proches, ses amis, sa communauté quelle qu’elle soit: nous avons besoin d’appartenir à la société et s’entourer de gens qu’on aime, surtout rester connectés avec eux, rend heureux.

2. Rester actif.ve

Sans surprise, bouger rend heureux. On sécrète les hormones qui donnent du plaisir, le corps se renforce, on dort mieux, on évacue le stress.

3. Être attentif

Porter de l’attention au monde qui nous entoure rend heureux. Il s’agit de s’ancrer dans le moment présent en découvrant ce qui est autour de nous.

4. Continuer d’apprendre

Evidemment, apprendre toute sa vie de nouvelles choses ouvre des perspectives et fait tomber des barrières, que ce soit dans notre comprehension des autres, du monde, nos connaissances professionnelles etc. On entraine son cerveau à sortir des terrains connus, ou pousser les limites de notre connaissance: on s’améliore, on devient meilleur, forcément ça fait du bien! Certaines étapes sont difficiles et nous apprennent aussi l’échec, pour mieux recommencer ou savoir que l’on ne s’intéresse pas particulièrement au domaine (en tous cas, y être confronté diminue la peur d’y être à nouveau confronté dans le futur).

5. Donner

Donner, bien sûr. Rien ne fait plus plaisir que donner quelque chose à quelqu’un, qui va lui servir ou que la personne va aimer.

La Pyramide des Besoins de Maslow

Il est difficile d’aborder la question du bonheur sans citer aussi la pyramide des besoins de Maslow, psychologue des années 40. Elle consiste à dire qu’un humain – occidental dans l’étude, afin d’être motivé, doit satisfaire ses besoins sur le plan: physiologique (boire, respirer); de la sécurité (environnement stable); de l’amour et l’appartenance (affection des autres); d’estime (respect de soi); d’accomplissement de soi.

Ce modèle a ses limites (notemment en terme de hierarchisation des besoins, qui a été discutée et réfutée). En revanche, si on laisse de côté les besoins primaires qui sont une condition à « Etre » plutôt qu’à « être heureux », on peut relier presque chacun des étages de la pyramide aux 5 thèmes cités ci-dessus. La grosse différence notable est la sécurité de Maslow vs. le fait de s’ancrer dans le moment présent pour Marks. Alors qu’en est-il de vous? L’anxiété générée par un environnement instable vois empêche-t-elle d’être heureux, et pensez-vous pouvoir compenser avec un bon encrage dans l’instant présent? À vous d’adapter les recommendations 😊

Et concrètement, dans la vie de tous les jours?

On peut utiliser les 5 thèmes de Nik Marks de beaucoup de façons différentes:

– Pour soi-même ou un proche en galère, choisir un thème par jour et poser une question – ou donner un défi! En rapport avec le thème. « Appelle un membre de ta famille à qui tu n’avais pas parlé depuis plus de deux mois aujourd’hui », « fais 30min d’exercice – la marche compte! », « Trouve quelque chose chez toi dont tu ne t’es pas servi depuis 1an et donne le à un inconnu »,… il y a mille manières d’être créatifs!

– Au bureau, pour motiver ses équipes ou ses collègues, mettre en place un « défi » par semaine, en axant sur le développement personnel, et pourquoi pas, partager les résultats en équipe. « Apprendre une chose dans un domaine complètement nouveau », « Avoir un speed date professionel avec quelqu’un d’une autre boite dans le même domaine », « Donner la qualité de leadership que vous avez préféré chez un conférencier – en regardant une conférence en équipe par exemple« … de même, soyez créatifs!

– Avec ses enfants: remplacer la fameuse question « qu’est-ce que tu as fait à l’école aujourd’hui? » (ou pire, sa variante question fermée: c’était bien l’école aujourd’hui? ») par une question sur l’un des thèmes ce dessus. « As-tu rencontré un nouvel ami aujourd’hui? », « qu’as tu appris qui t’aie le plus surpris, que tu ne connaissait pas du tout? », « à quel jeu as-tu joué à la récréation? »,… sont quelques exemples parmi des milliers!

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La Motivation

En vrai, on fait COMMENT? Non parce que je sais pas vous mais moi je suis FEIGNANTE… J’arrive pas à avoir une routine, quand on en a une c’est plus facile pas vrai? On fait les choses par habitude, or là mes habitudes…

Ok. Pour se motiver à faire quelque chose, il y a 3 règles de base.

1. Savoir pourquoi on fait ça

Ça n’a aucun sens de vouloir changer si on ne sait pas pourquoi on le fait. Avoir un mode de vie sain? Être sportif.ve? Devenir plus cultivé.e? Perde 8 kilos?

Puis il faut réfléchir un petit peu à comment atteindre le but en question, il est très important que les actions qu’on se donne soit motivantes. Par exemple pour perdre du poids, si vous détestez les régimes et que la piscine c’est franchement pas pour vous, peut être qu’il faudra passer par un autre chemin (course ou marche à pied?) Il y a bien souvent des tonnes de façons d’atteindre un objectif; le plus important est d’en trouver une qui vous donne (le plus) envie… sachant bien que ça va quand même pas être tout rose, licornes et papillons hein!

En général, savoir pourquoi et determiner quel moyens vous attirent le plus pour atteindre un but, c’est la partie la plus facile.

2. Sauter le pas

On sait pourquoi, on sait ce qu’il faudrait qu’on fasse, maintenant comment surmonter la flemme astronaumique? Il faut y aller, étape par étape en ne pensant QUE à l’étape en cours. C’est là, la CLÉ: on commence par aller vider sa vessie DANS LE BUT de vider sa vessie. Surtout pas en se disant qu’on va courir, non non non. Puis on sort les affaires de sport du placard dans le but de les sortir du placard, on enleve son t-shirt, dans le but d’enlever son t-shirt vraiment, sans penser du tout à après, quand je serais dehors ça sera fatiguant, les gens vont se moquer de moi, je suis fatigué.e j’aurais mal aux muscles NON! On regarde hyper court terme et on finit dehors en tenue et baskets, bien obligé.e de commencer à courir.

Si le cerveau diverge comme il aime le faire sur comment ça va etre dur et difficile et compliqué, il ne faut pas hésiter à carrément se mentir (on sait tous le faire) et se dire « ah non mais pas du tout je mets juste mes baskets mais j’irais pas courir hein ». A la limite, à voix haute, si ça aide.

Maintenant vous connaissez le secret de ceux qui se lèvent le matin dès que le réveil sonne. Il ne pensent pas « oulala je suis bien dans mon lit je vais avoir froid dehors ça va me fatiguer bla bla bla… » non, ils pensent court-terme: « je me mets assis, je prend une gorgée d’eau, je pose mes pieds par terre, je me mets debout, je vais a la douche … »

Une fois le pas sauté, pendant ou après l’effort, obligez-vous à réfléchir à ce que l’effort a de positif. Pensez au changement sur votre humeur ou votre corps. Si vous aimez les likes des réseaux sociaux prenez-vous en photos et postez-la. N’importe quoi qui peut montrer à votre cerveau que c’est vraiment une expérience positive. Si vous ne trouvez rien, forcez un sourire, un grand. Vraiment.

3. En faire une habitude

On dit qu’il faut 21 jours pour construire une habitude (Maxwell Maltz, Psycho-Cybernetics, 1960). 21 jours, c’est 3 semaines… En vrai c’est rien 21 jours. Il faudrait donc appliquer ce changement pendant plus de 3 semaines pour transformer sa vie.

Déjà on commence par préparer son planning: quand est-ce qu’on cale cette activité dans sa semaine? Est-ce que dans le but d’une vie plus calme je veux apprendre un nouveau mouvement de yoga chaque semaine? Méditer chaque matin? Dans le but d’une alimentation saine je veux manger végétarien deux fois par semaine? Dans le but de maigrir je veux aller courir deux ou trois fois par semaine? Marcher 30min chaque jour?

Lorsque le plan est prêt, il faut trouver un moyen de se rappeler chaque occurrence: avec un réveil personnalisé, en plaçant son tapis de yoga systématiquement dans la douche, avec une alarme, un post-it dans le frigo etc etc..

Et voilà: dès que l’on voit le déclencheur, on applique l’étape 2. Dans 3 semaines, vous serez transformé.e 😊 c’est PARTI!!!!

Vous aussi vous avez enfin réussi à vous motiver? Quel est votre secret?

Une fois motivé.e, comment démarrer le sport de zéro?

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