Mars: on prépare le terrain au potager

Hello!

Hier c’était le premier jour du printemps, et avec le printemps viennent quelques plantations!

Ce mois-ci au potager nous avons semé en terre du panais, du navet et des salades; mis en cailleux des oignons, de l’ail et de l’échalotte et replanté quelques rejetons de fruitiers et un framboisier!

La moutarde commence à germer mais toujours pas trace des carottes semées en Février: j’ai pris les graines chez Kokopelli et depuis j’en ai eu pas mal de mauvais échos. À vous de vous faire vôtre idée, mais mes graines de chez eux ne germent vraiment pas bien du tout. Je tenterais Biaugerme ou Monjardinbio l’an prochain!

J’ai préparé le terrain en carrés et paillés la terre sans culture pour le moment, afin d’encourager l’apparition des champignons, insectes et autres petits habitants du sol. D’autre part, j’ai ajouté des rosiers et deux mirabelliers, pour les butineurs. On y verra mieux quand ils auront des feuilles et fleurs 🤗

Côté semis, les courges et concombres n’ont pas du tout germé.

En revanche les poireaux et les oeillets ont pointé le bout de leur cotylédons dans les clayettes.

Les tomates et tomates cerises ont bien germé pour mes graines persos, pas tellement pour celles achetées mais j’en avais semé tellement que ça ne sera pas un drame. Je les ais déjà replantés dans des petits pots car la terre sèche très, très vite dans les boites d’oeufs; beaucoup plus vite que lorsqu’on met la terre dans les coquilles d’oeufs vides.

Les aubergines, poivrons, pastèques prennent leur temps, je les ais plantés le mois dernier et certain ne commencent à germer que maintenant – c’est sûrement dû à la qualité des graines encore une fois; pour le prix que j’y ai mis je suis plutôt déçue.

Les thym, basilic, persil ne germeront pas, je pense que j’achèterais des plants…

La semaine prochaine il devrait geler un peu la nuit, j’espère que ce qui a commencé a pointer son nez ne va pas claquer! En tous cas je m’accroche concernant les autres semis, et honnêtement si je n’ai pas grand chose qui germe, j’achèterais des plants en Avril… vivement les beaux jours et le retour des abeilles 😍👩🏻‍🌾

Février: Naissance du potager

Coucou!

On se retrouve en ce mois de Février pour un nouveau post potager 🌱

De la graine à la plantule…

L’an dernier, j’avais fait germer mes graines dans des coquilles d’oeufs vides, cette année je me suis carrément affranchie de garder les oeufs et j’ai planté les graines directement dans les boites d’oeufs.

Pour les graines qui se plantent en clayettes, typiquement les poireaux, j’ai récupéré des cageots à légumes en bois dans lesquels j’ai mis du plastique de récupération – je n’ai pas encore trouvé d’alternative sans plastique pour ne pas que ça coule partout, mais ça viendra! Si vous avez des idées en la matière je suis carrément preneuse! (Sachant que je ne veux pas de polystyrène)

Le but étant soit de repiquer directement en pleine terre (oignons, poireaux…) soit de mettre en godets individuels après germination.

J’ai placé les poivrons et pastèques sur un rebord de fenêtre, près du radiateur… j’espère que ceux ci vont bien germer 😍

Les graines de courges, courgettes, concombres etc, je les ai directement mises en godets, car elle seraient trop vite asphyxiées dans une boite d’oeuf.

La préparation du sol

Et planter c’est bien beau, mais il faut aussi préparer le terrain pour le repiquage! Cette année, je fais mon potager sur un sol qui portait une grange avant, donc totalement infertile. Nous y avons amené un bon paquet de terre végétale à priori pas très fertile non plus, et c’est comme si le sol avait été énormément travaillé. Cette terre ayant été amenée ce mois-ci, le sol n’a même pas pu bénéficier d’un paillis pendant l’hiver…

Pour préparer à l’arrivée des futurs légumes, il faut donc ruser et planter un engrais vert de printemps. J’ai donc effectué un « faux semis » de graines de moutarde, dans les parcelles cultivées que j’ai délimité (en utilisant l’ancien latti du torchi de la vieille grange, rien ne se perd…)

La moutarde se sème à l’arrache sur place, et si elle n’aime pas trop le gel, n’adore pas non plus le soleil. La saison parfaite en somme! Ses racines puissantes vont aller casser les mottes de terre et ameublir celle-ci, alors qu’elles apporteront de l’azote au sol – donc c’est un bon engrais vert de printemps. On parle de « faux semis » car on ne récolte pas la moutarde à proprement parler: on la laisse pousser, fleurir, puis on la fauche avant la montée en graines. On laisse le fauchage sur place, comme paillis, avant de venir planter ses légumes.

Que plante-t-on en Février?

En plus du faux semis d’engrais vert, j’ai aussi semé les carottes et les panais, qui je l’espère, profiteront des prochaines semaines annoncées bien pluvieuses pour germer 🌱😁

La Permaculture: Conseils en pratique

La permaculture s’inspire de la nature pour atteindre de meilleurs rendements, tout en protégeant l’écosystème. L’homme s’inspire donc de la nature, et particulièrement la forêt 🌳🌲🌿

En pratique, voici 3 conseils à suivre:

1. On ne laisse jamais le sol à nu

En permaculture on paille autours des cultures, ou on y associe des plantes couvre sol. Des tonnes de types de paillis existent (paille, tonte, feuilles, coupe d’engrais vert, broyat de bois, BRF, simple cartons…). On paille dès Novembre en préparation de la prochaine saison!

👉🏻 🤷🏻‍♀️ POURQUOI? Pour développer de bons champignons et protèger l’habitat de nombreux auxilliaires de jardin. Le paillage réduit l’évaporation, garde le sol au frais, évite aux adventices de pousser! Moins d’arrosage, pas besoin de désherber… le paradis!

2. On travaille le sol au MINIMUM!

On peut désherber un peu avant d’étaler le compost puis pailler pour l’hiver, l’aérer à la grelinette aussi (ou avant de planter) mais en aucun cas on ne retourne la terre complètement!

👉🏻 🤷🏻‍♀️ POURQUOI? Ça ruinerait tout l’écosystème dont on parlait juste avant!

3. On recycle!

Compost, paillis, il n’y a pas de « déchet » au jardin. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » comme disait Lavoisier.

👉🏻 🤷🏻‍♀️ POURQUOI? Vous avez déjà vu des lutins aller à la déchetterie après avoir fait le ménage en forêt? Alors voilà. En permaculture, on fait pareil.

Alors, bientôt Novembre pour préparer sa terre? Vous êtes à fond vous aussi? 😃😃

La Permaculture: Concept et Ethique

Permaculture, un mot regroupant « permanent » et « agriculture » qui désigne une méthode de conception pour un système qui s’inspire de la Nature. 🌍

Pour l’appliquer à l’agriculture ou a un potager, on prend donc en considération l’écosystème (incluant ses propres ressources) et on s’adapte en voyant ce que ça donne. J’aime le principe!

Le but est un jardin durable et surtout peu gourmand en energie/eau/entretien… #parfaitpourlesfeignasses 😅 Ceci tout en suivant une Ethique particulière et des Principes.

L’Ethique demande de prendre soin de:

  • La nature: La qualité de l’eau, de l’air et du sol mais aussi la faune doivent être préservés. Pour ce faire, on banni les pièges à animaux, on ne tue personne, on met des points d’eau, on invite les auxilliaires du jardin…
  • l’humain: Les générations futures ainsi que la santé doivent être prises en compte. En effet, il s’agit de ne pas traiter avec des pesticides, on ne pourri pas l’ecosystème en retournant la terre, on n’épuise pas le sol…
  • et de la communauté en redistribuant le surplus! Le but est de générer de l’abondance, et de tisser du lien social avec la communauté locale. « L’homme est un animal social » comme disait ce bon vieux Aristote, on a toujours besoin de la communauté autours de nous comme elle a besoin de nous!

Vous voilà briefés sur le concept de base et son Ethique!

Le marc de café au jardin

Il y a toutes sortes d’utilisations du marc de café au jardin, en voici quelques-unes!

1. Répulsif anti-limaces et escargots

Déposé au sol autours des cultures, le marc de café est un bon anti-limace; lorsqu’elles rampent dessus elles n’aiment pas les petits grains et évitent la zone! 🐌

2. Acidifie le sol

Ajouté à la terre, le marc de café acidifie le sol ce qui est excellent pour certaines plantes 🌱❤️

3. Engrais!

Mixé avec des coquilles d’oeufs qui apportent phosphore et calcium, le marc de café devient un excellent engrais azoté. À utiliser particulierement pour les légumes feuilles comme choux, salades ou epinards 🌿

4. Aère une terre argileuse

Mélangé simplement à la terre, le marc de café l’aère. C’est donc idéal pour préparer la plantation de legumes racines, notemment carottes, betteraves, panais… Bonus: il tient éloignée la mouche de la carotte! 🥕

5. Au compost

Le marc de café enrichit le compost, surtout pour une future utilisation au moment de la germination et du repiquage des tomates, épinards, haricots… en effet, il offre une bonne barrière aux champignons et bacteries qui attaquent ces légumes (mildiou… 🍄🍄)

⚠️ ATTENTION toutes les plantes n’affectionnent pas forcément le marc de café, il parait que les géraniums ou encore la moutarde se portent très bien sans!

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Les clés d’un bon compost

Un bon compost quand il est prêt à l’emploi, est brun foncé presque noir et sent l’humus. S’il peut rester quelques “morceaux”, ceux-ci ne sont pas identifiables et grosso modo l’aspect doit ressembler à du terreau.

Atteindre cette perfection demande un peu de temps, l’aide de quelques auxiliaires de jardin et un peu de discipline, mais rien de compliqué!

Je vais vous parler ici d’une des manières-nombreuses-de faire son compost chez soi.

1. Où placer son bac?

Tout d’abord il est bon d’avoir 3 bacs et un seau, et non un seul bac:

  • Le seau servira pour tous les jours, à stocker les déchets ménagers à composter. Il devra être vidé régulièrement (au moins une fois par semaine)
  • Un bac pour stocker la matière brune, peu présente dans les déchets ménagers et pourtant indispensable au compost (Pour l’instant chez moi c’est un simple tas…)
  • Un bac pour le compost “en cours” – celui auxquel on ajoute de la matière régulièrement
  • Un dernier bac pour le compost qui mature et sera bientôt prêt à être utilisé

Il faut placer ces bacs à l’ombre, et s’assurer qu’ils disposent d’un couvercle non hermétique, pour les protéger d’une sécheresse trop intense et de la pluie qui détremperait le compost.

Les bacs ne doivent pas être hermétiquement fermés au dessous: le compost a besoin de respirer, et vous avez besoin de laisser passer les auxiliaires jardiniers! J’ai mis un grillage pour les miens.

2. L’apport de compost

Tous les matériaux biodégradables sont compostables. En revanche, mieux vaut éviter les déchets carnés pour ne pas trop avoir de nuisibles.

Il y a selon moi 3 règles d’or à suivre:

  • La règle des 2/3 – 1/3 à chaque apport de compost, on doit apporter 2/3 de matière azotée ou matière verte, pour 1/3 de matière brune. On verra dans le prochain paragraphe qui se classifie où. Donc pour chaque apport d’un seau à compost de déchets ménagers (à dominante azotée à priori), on doit ajouter un demi seau de matière brune provenant du bac à matière brune.
  • La règle de la Mouille le compost doit toujours être humide – mais non détrempé. En cas de sécheresse ou d’un nouvel apport très sec, il ne faut pas hésiter à arroser un peu le compost
  • La règle du SHAKEITUP! À chaque apport de déchets (ou si ceux-ci sont trop espacés, chaque semaine au moins), il faut mélanger tout le compost du bac “en cours” et en profiter pour mélanger un peu celui du bac “mature” de temps en temps. On peut pour cela utiliser une fourche ou une tarrière, même les mains si on veut 💩 mais c’est important de le faire

3. Les types de déchets et comment les préparer

On distingue 3 types de déchets.

  1. Ceux qui sont équilibrés, n’entrent pas dans le calcul des 2/3 – 1/3 quand ils sont ajoutés au bac à compost “en cours”. Il s’agit par exemple:
    • marc de café, sachet ou feuilles de thé
    • plantes, herbes sèches
    • fumier
  2. les déchets azotés, qui viennent généralement de la cuisine mais pas seulement. Pensez a y ajouter la moitié de matière brune en les incorporant, et à les couper en morceaux pour un compostage plus rapide:
    • épluchures
    • tonte ou feuilles fraiches
    • légumes moisis (on n’espère pas trop souvent!)
    • restes de nourriture végétarienne
  3. la matière brune, à dominance carbone, que l’on ajoute à la matière verte vous l’aurez compris
    • copaux, sciure ou broyat de bois
    • feuilles mortes ou branchages coupés petit
    • paille
    • carton, papier

4. Comment se fait le compost et quand s’en servir?

Les auxiliaires jardiniers dont on parlait plus haut sont les vers de terre, vers blancs, musaraignes, insectes en tous genres types cloportes, etc. Il est important de les laisser habiter dans votre compost, bien qu’il soit tentant de virer les gros vers blanc “un peu gluants, mais appétissants”, par exemple.

Ce sont eux qui transforment les éléments qu’on leur apporte en compost, pour peu qu’on leur fasse des petits morceaux 😜

Avant utilisation, il faut s’assurer que dans le bac “mature”, ça sent le sous bois, il n’y a plus de gros morceaux, plus de pelure identifiable et que la matière a une belle consistance bien tendre et homogène.

Si ces conditions sont réunies, lorsque le bac “en cours” est plein, on vide le bac “mature” au jardin et on échange les rôles entre ces deux derniers: le bac “en cours” devient plein de compost qui mature et l’autre devient “en cours”.

Alors, ça vous dit de composter vous aussi?

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La permaculture: Principe et Zones

Les Principes du potager en permaculture sont de créer un système qui reproduit au maximum la Nature – et s’en aide! Pour les mettre en oeuvre, on peut:

1. Observer

L’ensoleillement, le pH du sol, l’hygrométrie, les températures… quelle est la nature de l’écosystème dans mon jardin? Il s’agit d’amasser le plus de connaissances possible pour mieux se servir de la nature.

2. Connaître ses limites

Les limites du terrain bien sur mais aussi financières, de temps que l’on peut passer à s’occupper du projet… autant démarrer petit lorsqu’on a peu de temps à consacrer à son jardin!

3. Connaître ses ressources

Savoir ce dont on dispose, comme potentielle aide extérieure, matériel, finances, etc.

4. Evaluer

On se pose et on réfléchi à ces 3 premières étapes, afin d’anticiper les 3 suivantes: a-t-on besoin d’aide? Le projet est-il réalisable? Commence-t-on petit ou grand?

5. Concevoir

C’est là et seulement là que l’on sort de l’abstrait – il s’agit de dessiner ses plants par zones. On dit qu’il y a 6 zones:

  • 🏠 la maison
  • 🍅🍆 le jardin
  • 🐔🍏 le verger et la basse cour
  • 🐄🌽 le pâturage et les céréales – en cas d’exploitation agricole
  • 🌳🌲 les bois
  • 🌿🍀 la friche – terrain non entretenu

6. Mettre en Oeuvre

Se retrousser les manches, aller dans son jardin, faire ses semis, planter, cueillir, pailler, préparer la terre, etc etc

Mais aussi: mesurer les pluies, l’ensoleillement, l’évolution de la faune… et TOUT noter! 🤓

7. Maintenir

Faire des petits ajustements – c’est toujours plus dur de voir ce qui donne un résultat quand on change trop d’un coup!

J’ai fait mon plan et déterminé mes zones, et vous? 😊

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